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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 01:14
BRESIL

Une tribu indienne complètement isolée prise en photo

NOUVELOBS.COM | 30.05.2008 | 17:45

Une des dernières tribus d'indiens vivant coupés du monde extérieur a été photographiée en Amazonie, près de la frontière péruvienne.

Photo de la tribu (AP/Funai)

Photo de la tribu (AP/Funai)

Ils vivent en Amazonie brésilienne, près de la frontière péruvienne, et n'ont jamais eu de contact avec le monde extérieur. "Ils" font partie d'une des dernières tribus d'indiens vivant en complète autonomie et dont leurs premières photos ont été diffusées vendredi 30 mai par la Funai, la Fondation nationale de l'indien basée au Brésil.
Sur ces images prises début mai depuis un hélicoptère de la fondation, on peut voir notamment trois hommes, les corps entièrement peints en rouge ou noir, décocher des flèches vers l'engin qui les survolent.
Ces indiens vivent dans des huttes de paille, sont sédentaires et cultivent du manioc, des bananes et des pommes de terre, selon la Fondation nationale de l'indien.

68 tribus isolées ont été dénombrées

L'organisation connait depuis vingt ans cette tribu mais aucun contact direct n'a jamais été effectué afin de préserver l'autonomie de la population.
L'ethnie des personnes photographiées n'a pas été établie avec certitude mais la tribu vivrait sur une superficie de 630.000 hectares dans l'Etat de l'Acre. Cette région regroupe trois réserves indiennes où habitent également trois autres groupes isolés.
Soixante-huit tribus indiennes isolées, dont l'existence de 24 d'entre elles ont été confirmées, vivraient dans les Etats amazoniens de Acre, Amazonas, Mato Grosso, Roraima, Rondonia et Maranhao, selon la Funai.


Bonjour mes amis,

J'ai été en Amazonie. Je ferai d'ailleurs un article sur les Indiens, sur mon blog http://r-sistons.over-blog.com . Je défends leur liberté, leur mode de vie, leur culture.  Je défends leur droit à la terre, leur droit à la vie, tout simplement. Contre les prédateurs de tous poils. Contre la barbarie pompeusement baptisée "civilisation".

Les Indiens que j'ai cotoyés n'étaient pas seulement les Jivaros, mais aussi des Aucas, très sauvages, sur le Rio Napo, en Equateur. Je raconterai cela dans une parution sur mon blog R-sistons.

Vous comprendrez mon émotion quand j'ai vu ces images au Journal de 20 heures, celles-là même que je reproduis ici.

Eh bien, cet article renvoyait à un site. J'y suis allée.

On ne peut reproduire l'image du menu ici. Allez-y, vous serez saisi ! Une merveille ! Bon voyage !

Votre Eva

http://www.wayanga.org/MENU.html



________________________________________________________________________________________


 
Qui sommes nous ?

 Emilie Barrucand

Ethnologue engagée, Émilie Barrucand dirige l’association Wayanga qui s’investit dans la défense des droits, des cultures et des terres des peuples autochtones d’Amazonie brésilienne. Elle travaille depuis de nombreuses années auprès de différentes associations autochtones locales, chez les Indiens Mebêngôkre (Kayapo), Pareci, Irantxe, Bororo, Juruna et a rencontré de nombreux leaders indigènes, dont le médiatique chef Ropni Metyktire (Raoni), qui l’a adoptée. Touchée par le sort qui leur a été réservé, elle a créé en 2002 et à leur demande, l’association Wayanga (association loi 1901 - Journal Officiel du 28/09/2002). Pour ses précédentes actions en faveurs des populations autochtones, elle a reçu de nombreux prix dont le Défi-Jeune 2001 remis par le Ministère de la Jeunesse et desSports,mention "Coup de Cœur du Jury," les Bourses de l’Aventure remises par la Guilde du Raid et la Mairie de Paris, le prix de la Fondation Créavenir.

 

 Nos projets et actions

Mise en œuvre du projet « Renforcement de la culture Kayapo »

Afin de continuer à vivre selon leurs traditions et en total respect avec l'environnement, les Indiens Kayapo doivent préserver leurs terres mais également leur culture et leur mode de vie. C'est pourquoi ils ont décidé de mettre en place le projet « Renforcement de la culture Kayapo" avec l'aide de l'anthropologue Emilie Barrucand.

Principe

Ce projet, basé sur la corrélation culture / préservation de l'environnement, représente une réponse positive aux menaces pesant sur l’avenir des peuples autochtones et de la forêt amazonienne, en visant les objectifs prioritaires suivants, dans le domaine de la culture, de l'environnement, du social, de l’éducation et du développement :

- la préservation du patrimoine culturel des Indiens,

- la pérennisation de la protection de la forêt amazonienne, de sa biodiversité et de ses ressources naturelles (eau…)

- la préservation et le renforcement du développement durable

- la mise en place de mesures de préservation contre l’apparition de dérèglements sociaux (exclusion et rupture du lien social) inhérents au changement de cadre de vie des autochtones confrontés volontairement ou non à la société nationale.

Pour ce faire, différentes actions seront réalisées, étalées sur 5 ans, d'avril 2007 à décembre 2011,

selon deux stratégies :

1. la conservation des connaissances scientifiques, culturelles, environnementales (médecine, histoire, langue, zoologie...) des peuples autochtones,

2. la transmission de ces connaissances

Conservation d'un patrimoine culturel inestimable Cruciale pour l’avenir des futures générations Kayapo, pour l’avenir de la forêt et de la planète, une grande partie de ces savoirs seront archivés grâce à du matériel audiovisuel.

Objectifs spécifiques :

Préserver les savoirs ancestraux des Kayapo (en pharmacologie, techniques de développement durable, pédologie…)

Protéger leur patrimoine culturel (histoire, cérémonies : chants, danse…)

Action 1 :

Archivage des savoirs L’anthropologue Emilie Barrucand et Beko Metuktire, chef du village de Metuktire, sillonneront tous les villages Kayapo concernés par ce projet afin d’enregistrer et de filmer les savoirs de la culture Kayapo en voie de disparition, auprès des anciens et des grands spécialistes (maître de chants, chefs...). Les connaissances enregistrées en priorité seront : les cérémonies (chants, danses), leur histoire, registres de langues, discours des chefs. Des copies seront ensuite distribuées à chacun des villages et y seront précieusement conservées mais également écoutées et regardées par les Kayapo afin qu’ils se réapproprient ces connaissances.

Action 2 :

Rédaction d'un livre des mythes et histoires de la culture Kayapo racontées par le chef Raoni Agé de plus de 75 ans, à la fois chaman et chef, Raoni est le dépositaire par excellence de la culture des Kayapo. Il détient également une très grande connaissance de l'histoire des autres peuples autochtones d'Amazonie brésilienne. Conscient d'avoir atteint un grand âge et que sa disparition entraînerait celle de tout ce patrimoine, il a donc demandé à l'anthropologue Emilie Barrucand d'enregistrer ses connaissances afin de les rassembler dans un livre. Ce livre sera écrit dans la langue Kayapo en respectant sa phonétique établie, il y a peu, par des linguistes et traduit en portugais, anglais et français.

Action 3 :

Elaboration d’un nouveau programme scolaire adapté à la réalité Kayapo et respectueux de leur culture Depuis quelques années, des écoles ont été construites dans les villages autochtones et notamment dans un certains nombres de villages Kayapo.

Partant d'un modèle d'école nationale, celles-ci ne respectent pas toujours les cultures et modes de vie autochtones.

Pour ne pas que les enseignements qui y sont délivrés ne remplacent à tout jamais ceux transmis par l’éducation traditionnelle, et pour, qu’au contraire, les deux formes d'éducation deviennent complémentaires et coexistent harmonieusement, les programmes doivent être impérativement adaptés à la réalité autochtone. Ainsi, seront inclus dans les programmes des matières autochtones et les emplois du temps des élèves seront réaménagés. L’école ne sera plus synonyme d’acculturation mais, comme le sont normalement ses objectifs, synonyme d’épanouissement et d’enrichissement.

Les savoirs Kayapo, comme la zoologie, la pédologie, etc. seront transmis de manière traditionnelle, c’est-à-dire oralement et de manière pratique, tel est le désir des habitants du village de Metuktire pour ce qui est de l'école qui y a été construite. Grâce au projet "de renforcement de la culture Kayapo", Les savoirs Kayapo seront considérés comme faisant partie du programme scolaire. Psychologiquement, les élèves seront ainsi poussés à reprendre goût à l’apprentissage des connaissances de leur peuple, puisqu’ils seront - comme pour les mathématiques et la géographie - évalués, notés et devront suivre sérieusement ces enseignements afin de passer dans la classe supérieure.

Résultats des actions pour la conservation du patrimoine Kayapo :

Grâce à l'enregistrement de leurs connaissances, les Kayapo pourront se les réapproprier, reconstituer certains évènements qui ont marqué leur histoire ou encore remettre en vigueur de nombreuses cérémonies, celles-ci même qui ont un rôle décisif dans la préservation de l’environnement puisqu’elles visent à rétablir l’équilibre détruit – par exemple – par la mort donnée à des êtres vivants.

II – Se préserver contre les dérèglements sociaux, renforcer le lien social Il a pu être constaté chez de nombreux peuples autochtones que leur assimilation dans la société nationale – ce qui n’est pas le cas des Kayapo – entraîne l’apparition de disfonctionnements sociaux auparavant inexistants pour eux : crise identitaire, rejet de sa propre culture tout en se sentant différents des membres de la société nationale et en étant rejetés par eux.

En résulte l'exclusion de l'individu des deux sociétés (nationale et autochtone), la violence, le suicide… Ce projet vise à ce que les Kayapo ne suivent pas ce chemin.

Objectifs spécifiques :

- Renforcer la conscience que les anciens et les jeunes générations ont, de l'importance de leur richesse culturelle. La transformer en conviction et recréer ainsi une dynamique pour sa préservation.

-Renforcer le lien social, pérenniser le dialogue entre les générations, revaloriser la culture des anciens.

Action 4 :

Organisation de réunion de spécialistes pour le réapprentissage des savoirs et leur évaluation. Le projet de renforcement de la culture Kayapo prévoit également l'organisation de réunions de tous les anciens et spécialistes des 7 villages Kayapo concernés par ce projet, trois fois par an, dans le village de Metuktire. Ils pourront suivre de près le réapprentissage des savoirs oubliés des membres du village mais également évaluer les enfants scolarisés dans l’apprentissage des « matières » autochtones.

Action 5 :

Organisation de réunions de réflexion Les Kayapo du village de Metuktire souhaitent se réunir plusieurs fois par an afin de réfléchir aux fondements de leur culture, à son importance. Les parents et les grands-parents réfléchiront aux causes du non-apprentissage de certains savoirs par les jeunes générations. Seront conviés au premier séminaire, des membres d’ethnies vivant dans d’autres pays (Guyane, Canada), ayant perdu la quasi-totalité de leurs traditions et maintenant conscients de l’importance de celles-ci. Leurs témoignages pourront aider les Kayapo dans leurs
réflexions.

b) résultats et intérêts du projet

Résultats et intérêts du projet « Renforcement de la culture Kayapo » Contre l’exclusion, et pour la pérennisation du dialogue entre les générations En favorisant une prise de conscience de l’importance de la richesse culturelle autochtone et de sa dégradation progressive, les actions menées créeront une dynamique collective et permettront aux Indiens Kayapo de se réapproprier les savoirs délaissés et de consolider leur culture. De plus, ce projet aura un impact sur les jeunes Kayapo, puisqu'il évitera qu'ils ne délaissent leur culture pour celle de la société nationale. Il les protégera ainsi contre une crise identitaire que subissent fréquemment les jeunes générations des peuples autochtones confrontées au mode de vie de la société nationale et des dangers qu'elle implique généralement : dérive vers l’alcoolisme ou le suicide et vers une double exclusion, celle de leur communauté et celle de la société nationale.

L'environnement préservé, pérennisation du développement durable En continuant d’enseigner les techniques de l’agriculture sur brûlis, la pédologie (transformation des sols), la zoologie ou encore la pharmacologie aux jeunes générations, en se réappropriant les connaissances dans ces domaines qui étaient sur le point de disparaître, les Kayapo perpétueront l’utilisation durable qu’ils pratiquent de l’environnement. En consolidant leurs us et coutumes, ils conserveront cette relation de réciprocité qu’ils entretiennent avec le milieu naturel et les êtres qui l’habitent et continueront de protéger la plus grande forêt tropicale du monde ****

 Conclusion Ainsi, seront assurés le renforcement et la pérennité de leur culture, ainsi que la relation de réciprocité qu’ils entretiennent avec l’environnement et qui assure la protection de la forêt amazonienne. Ce projet est unique en son genre. Il a été décidé et mis en place par les Indiens eux-même. Il est une solution à l’urgence de protéger la diversité culturelle et la biodiversité. Ce projet peut être reproductible aux autres communautés autochtones du monde
.

c) Actions passées et en cours 2008

- 2012 Reportage d’Alexandre Bouchet pour l’émission Envoyé Spécial du 6 mars 2008 (France 2). Participation au Planetum Sénat organisé par Marika Prinçay de Planète Avenir, sous le haut patronage du Sénat, qui voit l’attribution des Prix des jeunes du Développement durable, après étude de cas et débats, à des hommes et des entreprises engagés pour la planète, juin 2008.

- 2007 Mise en oeuvre des idées pour sauvegarder les droits, la culture et les terres des peuples autochtones - action terrain importante d’Emilie et des tribus impliquées de 2007 à 2012, dont le début de l’enregistrement des savoirs des chefs et des anciens. Mise en place de la structure associative locale Capot / Jarina demandée par les Kayapos et peuples autochtones associés pour la préservation de leurs identités culturelles. Participation au Planetum Sénat.

- 2006 Lancement de l’enregistrement des savoirs et cultures. Participation à La Grande Réunion des Kayapos, rassemblement sans précédent de l’ensemble des groupes pour harmoniser les disparités sociales et contribuer à sauvegarder les valeurs les plus nobles de la culture Kayapo, afin qu’ils puissent de nouveau se réunir autour d’un mode de vie commun. Reportage dans l’émission consacrée au Brésil de Faut pas Rêver de Laurent Bignolas (France 3) : "O Brasil"

- 2005 Conférence "Amazonie en sursis – Et lorsqu’il sera trop tard ?" de cinq grands leaders indigènes pendant leur séjour en Europe le 3 décembre à l’Hôtel Westin Paris, devant un auditoire de 350 personnes, avec la participation d’Amnesty International, Greenpeace, soutenue par la Fondation Nicolas Hulot, The Westin Paris, SAS, Elite Rent a Car, Quechua et Marsans Tours. Discours devant l’ONU, le Parlement Européen pour présenter leur vision de la situation et demander des soutiens politiques et financiers. A Paris, ils sont reçus par le Ministre des Affaires Étrangères, Monsieur Philippe Douste-Blazy avec une importante couverture médiatique Presse, TV et Radio

. Publication du livre récit "Wayanga, Amazonie en sursis" publié aux éditions du Cherche Midi. Il présente la situation des populations indigènes du Brésil et l’importance du projet "Solidarité Inter-ethnique." Il bénéficie d'une importante couverture médiatique avec le service de presse du Cherche Midi.

. Contribution à la rédaction de l’ouvrage "L’eau, notre bien commun"
sous la direction de l’association L’eau est le pont. Texte rédigé par Emilie Barrucand sur la relation que les amérindiens entretiennent avec l’eau et sur les problèmes qui affectent cette ressource. Ouvrage destiné aux enseignants et élèves de collèges et lycées ainsi qu’aux personnes impliquées dans la gestion de l’eau.

De nombreux leaders indigènes, dont le médiatique chef Ropni Metyktire (Raoni), qui l’a adoptée. Touchée par le sort qui leur a été réservé, elle a créé en 2002 et à leur demande, l’association Wayanga

(association loi 1901 - Journal Officiel du 28/09/2002). Pour ses précédentes actions en faveurs des populations autochtones, elle a reçu de nombreux prix dont le Défi-Jeune 2001 remis par le Ministère de la Jeunesse et des Sports,mention "Coup de Cœur du Jury,"
les Bourses de l’Aventure remises par la Guilde du Raid et la Mairie de Paris, le prix de la
Fondation Créavenir
.

  Couple de Karajá (Amazonie) fr.wikipedia.org


Association Wayanga
6 rue du Général Patton
60810 Barbery, France

contact@wayanga.org

 Le blog d'Emilie

WAYANGA Amazonie en sursis
Emilie Barrucand

Le Cherche Midi - 2005

Émilie Barrucand séjourne fréquemment au Brésil, chez les Indiens Mebêngôkre (Kayapo), Pareci, Irantxe, Bororo, Juruna, elle est l’amie de nombreux grands leaders politiques autochtones. Ils lui ont confié leurs problèmes, leurs besoins, leurs espoirs et lui ont demandé de les soutenir. De là est née l’idée d’organiser des rencontres interethniques qui se dérouleront dans les villages indigènes de l’état du Mato Grosso, afin que ces derniers puissent s’entraider et lutter ensemble contre les menaces qui pèsent sur eux. Le projet s’intitule « Solidarité interethnique ». Émilie Barrucand a parallèlement créé l’association Wayanga.

Au cœur de la forêt tropicale, elle va rejoindre les Indiens Mebêngôkre Metyktire, l’un des peuples indigènes les plus guerriers d’Amazonie, pour mettre en œuvre le projet. Quelques années auparavant, elle rencontrait l’un d’eux. Un grand chef. Il l’invitait dans son village. Elle devenait sa fille adoptive.

Elle a dû s’adapter aux coutumes et au rythme de vie de la communauté, prouver qu’elle n’avait pas de mauvaises intentions et apprendre la langue avant que ses membres ne l’acceptent et qu’une complicité naisse entre eux. Depuis, elle s’est engagée aux côtés des peuples indigènes dans leur lutte pour le respect de leurs terres, de leurs droits et de leur culture.

Du fait de son engagement politique, bien qu’elle soit une femme, les hommes acceptent sa participation aux grandes discussions qui se déroulent au centre du campement, sur la « place des Hommes ». C’est en ce lieu qu’ils mettent en place le projet de rencontres interethniques et choisissent la personne qui en sera responsable au sein de la communauté.

Utilisant habilement ses connaissances anthropologiques et politiques qui, mêlées à ses propres émotions, nous entraînent de la souffrance à la joie, de la peur à l’espoir, du jeu à la guerre, Émilie Barrucand dresse un portrait bouleversant de la situation des Indiens du Brésil

Association Wayanga
6 rue du Général Patton
60810 Barbery, France

contact@wayanga.org



Agir avec nous
Partenaires

Institut Raoni,
FUNAI,
Planète Avenir,
Ville de Besançon,
ING Real Estate France,
Quechua,
Monumental Studio,
Fourwheeldrive


Wayanga est une association loi 1901. Elle soutient les peuples autochtones d’Amazonie brésilienne dans leur désir de faire respecter leurs droits et leurs terres, qui excitent aujourd’hui toutes les convoitises. Le vert des photos satellitaires le montre : la majorité des zones de forêts préservées se trouve désormais sur les terres indigènes.
Pour nous Européens, l’action de Wayanga contribue à sauvegarder le plus grand régulateur climatique de la planète. Aider les peuples indigènes protège la forêt et par conséquent une partie de notre avenir.

Parce que vous partagez les mêmes valeurs que Wayanga, soutenez notre action par vos dons, vos compétences, votre réseau.



http://www.wayanga.org/VIDEO.html (VIDEO)

extrait de l'emission " FAUT PAS REVER " diffusée en 2006 sur FRANCE 3



Les peuples autochtones du Brésil


Origines


D’où viennent-ils ?

Les amérindiens d’aujourd’hui sont les descendants de peuples de chasseurs-cueilleurs venant d’Asie, et qui auraient rejoint l’Amérique, il y a au moins 11 OOO ans - période de la dernière glaciation - en traversant le détroit de Behring qui sépare aujourd’hui l’Alaska de la Russie. Des études scientifiques plus récentes, ré-estiment les premières migrations à 30 000, voire 40 000 ans.

Les migrations furent multiples, ce qui expliquerait la diversité actuelle des langues et des cultures amérindiennes.

Celle que l’on a nommée "DÉCOUVERTE des terres vierges de l’Amérique" (1) et que l’on commémore encore fièrement, n’est autre que la CONQUÊTE (2) d’un territoire dont la quasi-totalité de la superficie avait déjà été occupée par les amérindiens. Elle est la concrétisation d’un génocide et d’un ethnocide (3) sans équivalent lesquels, jusqu’à nos jours, ont entrainé, rien qu’au Brésil, la disparition de 93 % de sa population indigène : ils étaient 6 millions en 1500, à l’arrivée des portugais, ils ne sont plus aujourd’hui qu’environ 380 000.

1)Découverte : Action de découvrir ce qui était inconnu. L’exemple donné « Résultat de cette action : la découverte de l’Amérique », Larousse Classique.
2)Conquête : Action de conquérir. Acquérir par les armes. Syn : assujétir, dominer, vaincre, Larousse Classique.
3)Ethnocide : Négation, puis l’anéantissement de l’identité culturelle d’un peuple.


Quel est l’origine du nom "Indien" ?


Pensant que l’Amérique et l’Inde ne formaient qu’un même continent, les Européens ont imposé à des peuples pourvus de cultures et de langues différentes, parfois ennemis, l’appelation érronée et générique "d’Indien" comme s’ils formaient un tout uniforme.

Conscients d’être victimes des mêmes agressions et préjugés de la part des européens, ces peuples se sont ensuite approprié la dénomination « Indien », par opposition à "Blancs." Ils faisaient ainsi un pas crucial vers la construction d’une identité collective.


Comment vivent-ils ?


D’une ethnie à l’autre, les coutumes, la langue, le milieu naturel changent; certaines sont guerrières, d’autres pacifiques ; vivent dans des forêts tropicales humides, dans des savanes ou des régions marécageuses.
Chacune d’entre elles a également connu des transformations différentes, a sa propre histoire. Toutes n’ont pas été contactées par les Blancs à la même époque et de la même manière. Certains peuples indigènes ont rencontré leurs premiers Blancs, il y a 2, 10 voire plus de 500 ans, alors que d’autres vivent encore isolés.
A travers le temps, des ethnies ont été victimes de génocides, d’autres ont immédiatement reçu une assistance du gouvernement brésilien.


Aujourd’hui, au Brésil :

- 180 langues indigènes sont parlées.
- La population indigène compte au total 380 000 individus divisés en 220 ethnies. Ils ne représentent que 0,1 % de la population totale du pays.
- Des groupes indigènes sont présents sur la plupart des états brésiliens.
- Les terres reconnues indigènes ne représentent seulement que 11% du territoire nationale.
- La superficie de leurs terres varie, de plus de 9 millions d’hectares pour les Yanomami à 9 hectares pour un groupe Guarani.
- La majorité des sociétés indigènes vivent de chasse, de pêche, de cueillette et de culture sur brûlis itinérante.
- 53 vivent isolés ou dits « non-contactés ».
- D’autres pour lesquels la colonisation n’a pas fait de cadeau, vivent dans des bidonvilles, dans des campements au bord des routes ou sur de toutes petites terres sur lesquelles il n’y a plus de gibier.


Où vivent les peuples indigènes avec qui travaille Wayanga ?

Situé au Centre Ouest du Brésil, l’état du Mato Grosso s’étale sur 901 000 km2.
La superficie globale des terres indigènes se chiffre à 146 664 km2.

* Les Mentuktire et les Txukaramae appartiennent au groupe des Indiens Kayapo

Ce projet concerne tous les peuples indigènes de l’état du Mato Grosso. Il se divisera en plusieurs rencontres inter-ethniques successives qui regrouperont chacune en moyenne six peuples.

Les premiers peuples concernés sont les Kayapo, les Yawalapiti, les Bororo, les Paresi, les Umutina, les Enawene Nawe et les Xavante. De par les différents milieux naturels dans lesquels ils vivent, leurs histoires respectives ou encore les problèmes qu’ils ont rencontrés ou rencontrent actuellement, ces peuples sont représentatifs de la diversité de la population indigène du Mato Grosso.

Combien sont-ils ?

Estimée à 26 000 individus, la population indigène du Mato Grosso se répartit en 35 groupes distincts subdivisée en 13 familles linguistiques.


http://www.wayanga.org/

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Published by Eva R-sistons - dans Peuples
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commentaires

kino 06/03/2011 14:45


c est trop nul on voi pas la foto


Lucie 14/11/2010 15:16


Bonjour, je suis en premiere ES et avec 2 camarades nous avons décidé de faire nos TPE sur 3 tribu qui vivent dans le milieu équatorial dont les Kayapo, j'aimerai savoir si c'est possible d'avoir
des vidéos et quelques renseignements sur eux.
Merci d'avance.


Eva, R-sistons à l'intolérable 03/03/2009 05:04

Merci D

je trouve ton commentaire maintenant, tu as raison nous n'avons pas à imposer notre mode de vie

merci de ta visite

J'ai aussi un blog sur la désinformation, R-sistons à la désinformation

cordialement eva

D 24/01/2009 22:35

Merci Eva d'avoir consacré cette page aux Indiens. Le travail de Wayanga mérite d'être connu et reconnu. Loin d'imposer quoi que ce soit aux Indiens (de quel droit le ferait-elle d'ailleurs?), cette association se contente de répondre à leurs demandes. Tout part des Indiens. Wayanga est un instrument au service des peuples autochtones. Une telle approche est rare parmi les ONG, dont la démarche consiste souvent à préparer des projets précis, puis à les implémenter sur place, en supposant que leurs objectifs seront partagés par les peuples qu'elles veulent assister.
C'est également tout le contraire de l'action des missionnaires de tous bords, catholiques comme protestants, qui sillonnent les pays tropicaux persuadés de détenir la vérité et de devoir la répandre. Pour qui se prennent-ils pour se permettre de détruire les cultures traditionnelles pour les remplacer par la leur? C'est non seulement une attitude condescendante, mais aussi simplement dangereuse pour les peuples autochtones.
Dans ce blog dédié à la résistance à la désinformation, je tenais à écrire ceci en écho au message d'Arthur.
D

eva 01/11/2008 07:33

Hélas je ne sais pas plus que ce que j'ai mis... regarde à google ! Bonne chance eva

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  • : Les coups de coeur d'eva, administratrice des blogs R-sistons à l'intolérable, à la désinformation, à la crise, etc. En particulier, elle braque le projecteur sur des blogs qui lui semblent particulièrement intéressants, sur le fond ( engagements, humanitaire, spiritualité, arts...), sur la forme (qualités de présentation, personnalité de l'auteur, originalité...). Ses coups de coeur, tout simplement, qu'elle partage fraternellement avec vous !
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  • Eva R-sistons
  • Carrière: Journaliste,  écrivain  Lauréate Académie Française, Divorcée, 3 enfants. Franco-Russe. Citoyenne du monde, humaniste
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