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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 05:28

Accueil Hunkpapa

(Musique sur le site, note d'eva)

 

 cedyotanka et les Sioux

 

 

 

Bienvenue sur Cedyotanka !!


 

Hau, Cedyotanka emaciyapi yelo !!*

 

 

 

 

La "Mélody" la plus douce est le son de la voix de celle que l'on aime. 

 

 

Drapeau Sioux Lakota

 

   *Bonjour je m'appel Cedyotanka en Sioux     

 

 

Camp Sioux

 Cliquez sur l'image

 

 

La légende du capteur de rêves

La grand-mère et Asibikaashi la petite Iktomi.


 

Dans la culture Amérindienne, le capteur de reves est l'un des "objets" le plus important.

Le capteur de reves servait (et sert toujours) à filtrer les bons des mauvais reves. Celui-ci laissait passer à travers les mailles les bons reves et les songes utiles. Il emprisonnait dans ses mailles les cauchemars et tout ce qui pouvait perturber le dormeur. Lorsque venait le jour, Wakan-Tanka (Grand Esprit) détruisait toutes les mauvaises énergies à l'aide de ses rayons du Soleil.

 

Il est essentiel de satisfaire les besoins de son Ame comme ceux de son corps. Le reve permet de se liberer et assurer l'équilibre.

 

La Légende

 

Chez les Sioux, ont dit qu'une Grand-Mère qui cousait des vetements dans la lumière tamisée de son tipi entendit une petite voix qui pleurait dans un coin. Elle leva les yeux et demande : 

"Qui est-ce qui pleure et pourquoi pleures-tu ?"

la petite voix répondit :

"Ici, c'est moi grand-mère ..."

La grand-mère leva les yeux et appercu une petite Iktomi (araignée en Sioux).

"Je pleure parce que tout le monde a peur de moi. Ils disent tous que je ne sers à rien."

La vieille femme fut bien peinée d'entendre ce que Asibikaashi la petite araignée avait à dire.Elle lui répondit :

"Eh bien, je crois que je peux faire quelque chose pour toi. Dorénavant, quand tu tisseras ta toile au dessus de l'endroit ou l'on dort, les mauvais reves resteront pris à l'intérieure et seront détruit par le Soleil, ainsi, on ne fera plus que de bons reves ..."

Toute heureuse Asibikaashi commença à tisser sa toile au dessus de l'endroit ou la grand-mère dormait.

Ainsi est née la légende du capteur de reves.

 

 

Sagesse Sioux de différent Chefs


 

 

"Je tiens à ce que tous sachent que je n'ai pas l'intention de vendre une seule parcelle de nos terres;

je ne veux pas non plus que les blancs coupent nos arbres le long des rivières;

je tiens beaucoup aux chenes dont les fruits me plaisent tout spécialement.

J'aime à observer les glands parce qu'ils endurent les tempetes hivernales et la chaleur de l'été,

et  - comme nous-memes - semblent s'épanouir par elles."

 

 

Tatanka Yotanka (Sitting bull-Taureau Assis) 1831-1890



 

 

 

"Quand vous aurez coupé tous nos arbres , 

pollué toutes nos rivières , 

enfermer tous les animaux 

alors peut-etre comprendrez-vous

que l'argent ne se mange pas"

 

 

 

Tashunka Witko (Crazy Horse - Cheval Fou) 1842-1877

 

 

 

"Il parait qu'autrefois nous étions civilisés et instruits ...

Nous savions parler aux arbres et à toutes les plantes , 

au peuple ailé, aux quadrupèdes, aux etres rampants,

aux mammifères et au peuple des poissons.

De plus nous étions capables de communiquer entre nous ...

Nous formions un seul et meme esprit.

C'est ce que l'ont appelle etre civilisé, ou instruit.

Et puis nous nous sommes éloigné de cette connaissance 

pour devenir ce que nous sommes ..."

 

 

Hehaka Sapa (Black Elk - Wapiti Noir) 1863-1950

 

 

 

"Qu'est-ce que la vie ?

 

 

C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit.

C'est le souffle d'un bison en hiver.

C'est la petite ombre qui court dans l'herbe

et se perd au coucher du soleil"

 

 

Crow-Foot (Pied de Corbeau , Fils de Sitting Bull) 1867-1890

 

 

 

"Ils nous ont fait beaucoup de promesses , 

plus que je ne peux m'en rappeler , 

mais ils en n'ont ont jamais tenu qu'une seule :

Ils avaient promis de prendre nos terres ,

et ils les ont prises.

 

Comme nous pouvons le constater :

Non , non, rien a changé, tout, tout a continué ...

Et ca continu encore et encore ..."

 

 

 

Mahpiya Luta (Red Cloud-Nuage Rouge) 1821-1909

 

 

.

 

 


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Published by Eva Coups de coeur - dans Peuples
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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 04:43

Tout commence par la découverte de cet article,

que j'ai aimé :

.

"Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C'est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu'à nous d'habiter cette terre. Cependant écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui, elle est devenue tyrannique.

Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol, et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage."


- Grand chef Sioux Tatanka Yotanka "Sitting Bull" (1830-1890)

 

Paroles de "Sitting Bull" : existence, possessions, lois, taxes...

 

http://insolidofr.blogspot.com/2009/12/paroles-de-sitting-bull-existence.html

 

Et sur ce blog,

Ma photoConsultante en Dendrographologie (test du dendrogramme) --- Connaissance et conscience de soi. Maïeutique laïque, leadership. Conférencière en Économie Circulaire Intégrale ("In Solido") et chroniqueuse en nouvelle économie et développement durable (Journal La Métropole),

 

j'ai trouvé d'autres superbes textes.

En voici la liste,

ils nous ramènent à l'essentiel:

La Sagesse de l'Indien.

 

 

 

 

 

Et par exemple :

 

samedi 5 décembre 2009

Discours du chef indien Seattle en 1854

"Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d'acheter notre terre.

Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu'il n'a pas grand besoin de notre amitié en retour.

Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l'homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre.

Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre? Etrange idée pour nous!

Si nous ne sommes pas propriétaires de la fraîcheur de l'air, ni du miroitement de l'eau, comment pouvez-vous nous l'acheter?

Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l'homme rouge.

Les morts des hommes blancs, lorsqu'ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n'oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l'homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous.

Les fleurs parfumées sont nos sœurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l'homme lui-même, tous appartiennent à la même famille.

Ainsi, lorsqu'il nous demande d'acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous.

Le Grand Chef nous a assuré qu'il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu'il serait notre père, et nous ses enfants.

Nous allons donc considérer votre offre d'acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous, est sacrée.

L'eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n'est pas de l'eau seulement ; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu'elle est sacrée, et vous devrez l'enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l'eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

Les fleuves sont nos frères; ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l'enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.

L'homme rouge a toujours reculé devant l'homme blanc, comme la brume des montagnes s'enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l'étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n'est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l'a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s'en soucie pas.

Vous devez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu'ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées.

Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même.

Mais nous allons considérer votre offre d'aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l'écart et en paix. Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours ? Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d'un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d'espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple? Les tribus sont faites d'hommes, pas davantage. Les hommes viennent et s'en vont, comme les vagues de la mer.

Même l'homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout; nous verrons. Mais nous savons une chose que l'homme blanc découvrira peut-être un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd'hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l'homme rouge et pour l'homme blanc.

La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets.

Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l'homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère; nous ne comprenons pas lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l'odeur d'hommes nombreux, l'aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants.

Où est le fourré ? Disparu. Où est l'aigle? Il n'est plus. Qu'est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ? C'est finir de vivre et se mettre à survivre.

Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d'acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l'ombre d'un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du cœur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l'avons aimée. Prenez soin d'elle comme nous en avons pris soin.

Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu'il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre cœur, préservez-le pour vos enfants et aimez-le comme Dieu vous aime tous.

Nous savons une chose: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L'homme blanc lui-même ne peut pas échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères, nous verrons."

Discours du chef indien Seattle devant l'Assemblée des tribus d'Amérique du Nord en 1854


 

Mais il y a aussi d'autres beaux textes :

 

 

La privatisation de l'eau, bien commun

Entrevue fort intéressante avec Vandana Shiva. Allez voir le lien : http://www.waternunc.com/fr2005/amd-entrevue-V-Shiva_2005.php

En voici quelques extraits :

"Pour faire accepter cette idée invraisemblable (privatisation de l'eau), un argument nous est servi de façon récurrente : "si l'on ne paie pas l'eau, elle sera gaspillée", autrement dit "les usagers doivent payer le véritable prix de l'eau". Malheureusement, beaucoup d'environnementalistes, surtout aux Etats-Unis, se sont faits prendre au piège et ont relayé ce raisonnement ces dix dernières années. Or, il est faux car la valeur de l'eau est beaucoup plus importante que n'importe quelle valeur que le marché pourrait lui fixer. Sa valeur est écologique, culturelle et spirituelle ; en l'occurrence, des valeurs qui permettent à l'eau d'être préservée, recyclée, partagée et transmise aux générations futures."

 

" A Cochabamba en Bolivie par exemple, Bechtel a tenté d'intégrer le marché et lorsque les femmes en milieu rural ont puisé l'eau de leur propre puits, elles se sont fait dire par le géant états-uniens "Vous volez notre eau ; nous détenons une concession". Dans les régions où les gens n'avaient pas les moyens d'acheter l'eau et recueillaient l'eau de pluie sur leurs toits, la multinationale leur a fait savoir que c'était interdit."

 

"La tendance actuelle dans le monde consiste à amener l'eau vers les centres urbains, là où les gens peuvent la payer."

 

"...seulement 0.1% la (eau) considère comme un bien qui doit être commodifié. Il ne faut pas les laisser faire."

 

" La Banque mondiale n'arrête pas de nous parler de "transparence", mais paradoxalement, ses projets dans les pays pauvres sont tous décidés à l'avance, dans les bureaux de Washington ou à un cocktail quelconque."


L'eau est un bien commun appartenant à la fois à tout le monde et à personne. Sa démarchandisation à l'échelle planétaire est absolument nécessaire pour assurer notre avenir à tous.

 

http://insolidofr.blogspot.com/2009/10/la-privatisation-de-leau-bien-commun.html

 

 

http://insolidofr.blogspot.com

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 00:45

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/les%20vanniers.gif

 

 

Eva R-sistons

(grande amie des Gitans,

ayant partagé leur vie,

défenseur de leur mode de vie spécifique

et de leurs causes,

notamment celle de la reconnaissance de leur génocide en 40),

a "craqué" pour ce merveilleux peintre

comprenant si bien les siens,

les "croquant" dans leur chatoyante vérité

 

Voici quelques-unes de ses oeuvres,

à déguster !

 

Eva

 

 

 

Peindre pour vivre, peindre la vie

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/la%20roulotte.gif

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/les%20vanniers.gif

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/le%20cirque.gif

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/le%20camp.gif

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/lepeintre.gif

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/combat%20de%20coqs.gif

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/la%20vie%20des%20gitans.htm

 

 

 

Ma peinture c’est ma vie . C’est le partage, la fraternité. Etre Gitan des années 1900, c’est respecter les gens, respecter les anciens, respecter la parole donnée.

Ma peinture elle est comme moi. Elle veut traduire les choses simples de ma vie. Elle ne ment pas, elle est le reflet de la fraternité et du partage,
de l’amour de son prochain.

Ma peinture elle est comme moi, naïve mais authentique.

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Pour voir Marius Casar dans son atelier (reportage FR3) cliquez sur la photo ci-contre



 

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Marius Casar est né le 6 janvier 1940 à Perpignan. Ses parents vivaient rue Jean Fortin avec leurs six enfants. Son père, seul à travailler, était chiffonnier et vendait des peaux de mouton. Toute la famille vivait dans une seule pièce.
Il vit actuellement dans le quartier du Haut Vernet.
A l'âge de huit ans, il commence à faire les vendanges avec son oncle, dans la région de Thuir. A douze ans, il aide également aux travaux agricoles. Il gange alors 25 francs par jour.
A dix ans, il va à l'école Torcatis, Place Cassagne. C'est à ce moment qu'il commence à s'intéresser au monde plein de couleurs qui l'entoure.
Durant les déplacements de sa famille, il vit en roulotte ou sous la tente et il s'émerveille des paysages colorés qu'il rencontre. Quand il s'intéressera à la peinture, il sera attiré par des peintres comme Lautrec, Renoir, Gaughin ou Matisse, chez lesquels il retrouvera les couleurs de son enfance.
Il est aussi très attiré par la peinture de nus, mais par pudeur et incompréhension familiale, il ne s'autorise pas cette forme de peinture.
La communauté gitane, plus attirée par la musique ou les arts du cirque ne comprend pas son goût pour la peinture et contribue à isoler le peintre.
Il se lance en 1999 en peignant sa première toile, représentant son épouse regardant la télévision. Depuis, il peint la vie quotidienne, sa communauté, Collioure et sa lumière si particulière, Perpignan et ses marché de la place Cassagne ou les sardanes au bas du Castillet, ses copains. En un mot il peint la vie qui l'entoure et qu'il aime.
Sa peinture naïve mais authentique laissera sans aucun doute un trace indélébile de la vie des gitans des années 1900 à nos jours.

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/liens.htm

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 05:03
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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 01:14
BRESIL

Une tribu indienne complètement isolée prise en photo

NOUVELOBS.COM | 30.05.2008 | 17:45

Une des dernières tribus d'indiens vivant coupés du monde extérieur a été photographiée en Amazonie, près de la frontière péruvienne.

Photo de la tribu (AP/Funai)

Photo de la tribu (AP/Funai)

Ils vivent en Amazonie brésilienne, près de la frontière péruvienne, et n'ont jamais eu de contact avec le monde extérieur. "Ils" font partie d'une des dernières tribus d'indiens vivant en complète autonomie et dont leurs premières photos ont été diffusées vendredi 30 mai par la Funai, la Fondation nationale de l'indien basée au Brésil.
Sur ces images prises début mai depuis un hélicoptère de la fondation, on peut voir notamment trois hommes, les corps entièrement peints en rouge ou noir, décocher des flèches vers l'engin qui les survolent.
Ces indiens vivent dans des huttes de paille, sont sédentaires et cultivent du manioc, des bananes et des pommes de terre, selon la Fondation nationale de l'indien.

68 tribus isolées ont été dénombrées

L'organisation connait depuis vingt ans cette tribu mais aucun contact direct n'a jamais été effectué afin de préserver l'autonomie de la population.
L'ethnie des personnes photographiées n'a pas été établie avec certitude mais la tribu vivrait sur une superficie de 630.000 hectares dans l'Etat de l'Acre. Cette région regroupe trois réserves indiennes où habitent également trois autres groupes isolés.
Soixante-huit tribus indiennes isolées, dont l'existence de 24 d'entre elles ont été confirmées, vivraient dans les Etats amazoniens de Acre, Amazonas, Mato Grosso, Roraima, Rondonia et Maranhao, selon la Funai.


Bonjour mes amis,

J'ai été en Amazonie. Je ferai d'ailleurs un article sur les Indiens, sur mon blog http://r-sistons.over-blog.com . Je défends leur liberté, leur mode de vie, leur culture.  Je défends leur droit à la terre, leur droit à la vie, tout simplement. Contre les prédateurs de tous poils. Contre la barbarie pompeusement baptisée "civilisation".

Les Indiens que j'ai cotoyés n'étaient pas seulement les Jivaros, mais aussi des Aucas, très sauvages, sur le Rio Napo, en Equateur. Je raconterai cela dans une parution sur mon blog R-sistons.

Vous comprendrez mon émotion quand j'ai vu ces images au Journal de 20 heures, celles-là même que je reproduis ici.

Eh bien, cet article renvoyait à un site. J'y suis allée.

On ne peut reproduire l'image du menu ici. Allez-y, vous serez saisi ! Une merveille ! Bon voyage !

Votre Eva

http://www.wayanga.org/MENU.html



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Qui sommes nous ?

 Emilie Barrucand

Ethnologue engagée, Émilie Barrucand dirige l’association Wayanga qui s’investit dans la défense des droits, des cultures et des terres des peuples autochtones d’Amazonie brésilienne. Elle travaille depuis de nombreuses années auprès de différentes associations autochtones locales, chez les Indiens Mebêngôkre (Kayapo), Pareci, Irantxe, Bororo, Juruna et a rencontré de nombreux leaders indigènes, dont le médiatique chef Ropni Metyktire (Raoni), qui l’a adoptée. Touchée par le sort qui leur a été réservé, elle a créé en 2002 et à leur demande, l’association Wayanga (association loi 1901 - Journal Officiel du 28/09/2002). Pour ses précédentes actions en faveurs des populations autochtones, elle a reçu de nombreux prix dont le Défi-Jeune 2001 remis par le Ministère de la Jeunesse et desSports,mention "Coup de Cœur du Jury," les Bourses de l’Aventure remises par la Guilde du Raid et la Mairie de Paris, le prix de la Fondation Créavenir.

 

 Nos projets et actions

Mise en œuvre du projet « Renforcement de la culture Kayapo »

Afin de continuer à vivre selon leurs traditions et en total respect avec l'environnement, les Indiens Kayapo doivent préserver leurs terres mais également leur culture et leur mode de vie. C'est pourquoi ils ont décidé de mettre en place le projet « Renforcement de la culture Kayapo" avec l'aide de l'anthropologue Emilie Barrucand.

Principe

Ce projet, basé sur la corrélation culture / préservation de l'environnement, représente une réponse positive aux menaces pesant sur l’avenir des peuples autochtones et de la forêt amazonienne, en visant les objectifs prioritaires suivants, dans le domaine de la culture, de l'environnement, du social, de l’éducation et du développement :

- la préservation du patrimoine culturel des Indiens,

- la pérennisation de la protection de la forêt amazonienne, de sa biodiversité et de ses ressources naturelles (eau…)

- la préservation et le renforcement du développement durable

- la mise en place de mesures de préservation contre l’apparition de dérèglements sociaux (exclusion et rupture du lien social) inhérents au changement de cadre de vie des autochtones confrontés volontairement ou non à la société nationale.

Pour ce faire, différentes actions seront réalisées, étalées sur 5 ans, d'avril 2007 à décembre 2011,

selon deux stratégies :

1. la conservation des connaissances scientifiques, culturelles, environnementales (médecine, histoire, langue, zoologie...) des peuples autochtones,

2. la transmission de ces connaissances

Conservation d'un patrimoine culturel inestimable Cruciale pour l’avenir des futures générations Kayapo, pour l’avenir de la forêt et de la planète, une grande partie de ces savoirs seront archivés grâce à du matériel audiovisuel.

Objectifs spécifiques :

Préserver les savoirs ancestraux des Kayapo (en pharmacologie, techniques de développement durable, pédologie…)

Protéger leur patrimoine culturel (histoire, cérémonies : chants, danse…)

Action 1 :

Archivage des savoirs L’anthropologue Emilie Barrucand et Beko Metuktire, chef du village de Metuktire, sillonneront tous les villages Kayapo concernés par ce projet afin d’enregistrer et de filmer les savoirs de la culture Kayapo en voie de disparition, auprès des anciens et des grands spécialistes (maître de chants, chefs...). Les connaissances enregistrées en priorité seront : les cérémonies (chants, danses), leur histoire, registres de langues, discours des chefs. Des copies seront ensuite distribuées à chacun des villages et y seront précieusement conservées mais également écoutées et regardées par les Kayapo afin qu’ils se réapproprient ces connaissances.

Action 2 :

Rédaction d'un livre des mythes et histoires de la culture Kayapo racontées par le chef Raoni Agé de plus de 75 ans, à la fois chaman et chef, Raoni est le dépositaire par excellence de la culture des Kayapo. Il détient également une très grande connaissance de l'histoire des autres peuples autochtones d'Amazonie brésilienne. Conscient d'avoir atteint un grand âge et que sa disparition entraînerait celle de tout ce patrimoine, il a donc demandé à l'anthropologue Emilie Barrucand d'enregistrer ses connaissances afin de les rassembler dans un livre. Ce livre sera écrit dans la langue Kayapo en respectant sa phonétique établie, il y a peu, par des linguistes et traduit en portugais, anglais et français.

Action 3 :

Elaboration d’un nouveau programme scolaire adapté à la réalité Kayapo et respectueux de leur culture Depuis quelques années, des écoles ont été construites dans les villages autochtones et notamment dans un certains nombres de villages Kayapo.

Partant d'un modèle d'école nationale, celles-ci ne respectent pas toujours les cultures et modes de vie autochtones.

Pour ne pas que les enseignements qui y sont délivrés ne remplacent à tout jamais ceux transmis par l’éducation traditionnelle, et pour, qu’au contraire, les deux formes d'éducation deviennent complémentaires et coexistent harmonieusement, les programmes doivent être impérativement adaptés à la réalité autochtone. Ainsi, seront inclus dans les programmes des matières autochtones et les emplois du temps des élèves seront réaménagés. L’école ne sera plus synonyme d’acculturation mais, comme le sont normalement ses objectifs, synonyme d’épanouissement et d’enrichissement.

Les savoirs Kayapo, comme la zoologie, la pédologie, etc. seront transmis de manière traditionnelle, c’est-à-dire oralement et de manière pratique, tel est le désir des habitants du village de Metuktire pour ce qui est de l'école qui y a été construite. Grâce au projet "de renforcement de la culture Kayapo", Les savoirs Kayapo seront considérés comme faisant partie du programme scolaire. Psychologiquement, les élèves seront ainsi poussés à reprendre goût à l’apprentissage des connaissances de leur peuple, puisqu’ils seront - comme pour les mathématiques et la géographie - évalués, notés et devront suivre sérieusement ces enseignements afin de passer dans la classe supérieure.

Résultats des actions pour la conservation du patrimoine Kayapo :

Grâce à l'enregistrement de leurs connaissances, les Kayapo pourront se les réapproprier, reconstituer certains évènements qui ont marqué leur histoire ou encore remettre en vigueur de nombreuses cérémonies, celles-ci même qui ont un rôle décisif dans la préservation de l’environnement puisqu’elles visent à rétablir l’équilibre détruit – par exemple – par la mort donnée à des êtres vivants.

II – Se préserver contre les dérèglements sociaux, renforcer le lien social Il a pu être constaté chez de nombreux peuples autochtones que leur assimilation dans la société nationale – ce qui n’est pas le cas des Kayapo – entraîne l’apparition de disfonctionnements sociaux auparavant inexistants pour eux : crise identitaire, rejet de sa propre culture tout en se sentant différents des membres de la société nationale et en étant rejetés par eux.

En résulte l'exclusion de l'individu des deux sociétés (nationale et autochtone), la violence, le suicide… Ce projet vise à ce que les Kayapo ne suivent pas ce chemin.

Objectifs spécifiques :

- Renforcer la conscience que les anciens et les jeunes générations ont, de l'importance de leur richesse culturelle. La transformer en conviction et recréer ainsi une dynamique pour sa préservation.

-Renforcer le lien social, pérenniser le dialogue entre les générations, revaloriser la culture des anciens.

Action 4 :

Organisation de réunion de spécialistes pour le réapprentissage des savoirs et leur évaluation. Le projet de renforcement de la culture Kayapo prévoit également l'organisation de réunions de tous les anciens et spécialistes des 7 villages Kayapo concernés par ce projet, trois fois par an, dans le village de Metuktire. Ils pourront suivre de près le réapprentissage des savoirs oubliés des membres du village mais également évaluer les enfants scolarisés dans l’apprentissage des « matières » autochtones.

Action 5 :

Organisation de réunions de réflexion Les Kayapo du village de Metuktire souhaitent se réunir plusieurs fois par an afin de réfléchir aux fondements de leur culture, à son importance. Les parents et les grands-parents réfléchiront aux causes du non-apprentissage de certains savoirs par les jeunes générations. Seront conviés au premier séminaire, des membres d’ethnies vivant dans d’autres pays (Guyane, Canada), ayant perdu la quasi-totalité de leurs traditions et maintenant conscients de l’importance de celles-ci. Leurs témoignages pourront aider les Kayapo dans leurs
réflexions.

b) résultats et intérêts du projet

Résultats et intérêts du projet « Renforcement de la culture Kayapo » Contre l’exclusion, et pour la pérennisation du dialogue entre les générations En favorisant une prise de conscience de l’importance de la richesse culturelle autochtone et de sa dégradation progressive, les actions menées créeront une dynamique collective et permettront aux Indiens Kayapo de se réapproprier les savoirs délaissés et de consolider leur culture. De plus, ce projet aura un impact sur les jeunes Kayapo, puisqu'il évitera qu'ils ne délaissent leur culture pour celle de la société nationale. Il les protégera ainsi contre une crise identitaire que subissent fréquemment les jeunes générations des peuples autochtones confrontées au mode de vie de la société nationale et des dangers qu'elle implique généralement : dérive vers l’alcoolisme ou le suicide et vers une double exclusion, celle de leur communauté et celle de la société nationale.

L'environnement préservé, pérennisation du développement durable En continuant d’enseigner les techniques de l’agriculture sur brûlis, la pédologie (transformation des sols), la zoologie ou encore la pharmacologie aux jeunes générations, en se réappropriant les connaissances dans ces domaines qui étaient sur le point de disparaître, les Kayapo perpétueront l’utilisation durable qu’ils pratiquent de l’environnement. En consolidant leurs us et coutumes, ils conserveront cette relation de réciprocité qu’ils entretiennent avec le milieu naturel et les êtres qui l’habitent et continueront de protéger la plus grande forêt tropicale du monde ****

 Conclusion Ainsi, seront assurés le renforcement et la pérennité de leur culture, ainsi que la relation de réciprocité qu’ils entretiennent avec l’environnement et qui assure la protection de la forêt amazonienne. Ce projet est unique en son genre. Il a été décidé et mis en place par les Indiens eux-même. Il est une solution à l’urgence de protéger la diversité culturelle et la biodiversité. Ce projet peut être reproductible aux autres communautés autochtones du monde
.

c) Actions passées et en cours 2008

- 2012 Reportage d’Alexandre Bouchet pour l’émission Envoyé Spécial du 6 mars 2008 (France 2). Participation au Planetum Sénat organisé par Marika Prinçay de Planète Avenir, sous le haut patronage du Sénat, qui voit l’attribution des Prix des jeunes du Développement durable, après étude de cas et débats, à des hommes et des entreprises engagés pour la planète, juin 2008.

- 2007 Mise en oeuvre des idées pour sauvegarder les droits, la culture et les terres des peuples autochtones - action terrain importante d’Emilie et des tribus impliquées de 2007 à 2012, dont le début de l’enregistrement des savoirs des chefs et des anciens. Mise en place de la structure associative locale Capot / Jarina demandée par les Kayapos et peuples autochtones associés pour la préservation de leurs identités culturelles. Participation au Planetum Sénat.

- 2006 Lancement de l’enregistrement des savoirs et cultures. Participation à La Grande Réunion des Kayapos, rassemblement sans précédent de l’ensemble des groupes pour harmoniser les disparités sociales et contribuer à sauvegarder les valeurs les plus nobles de la culture Kayapo, afin qu’ils puissent de nouveau se réunir autour d’un mode de vie commun. Reportage dans l’émission consacrée au Brésil de Faut pas Rêver de Laurent Bignolas (France 3) : "O Brasil"

- 2005 Conférence "Amazonie en sursis – Et lorsqu’il sera trop tard ?" de cinq grands leaders indigènes pendant leur séjour en Europe le 3 décembre à l’Hôtel Westin Paris, devant un auditoire de 350 personnes, avec la participation d’Amnesty International, Greenpeace, soutenue par la Fondation Nicolas Hulot, The Westin Paris, SAS, Elite Rent a Car, Quechua et Marsans Tours. Discours devant l’ONU, le Parlement Européen pour présenter leur vision de la situation et demander des soutiens politiques et financiers. A Paris, ils sont reçus par le Ministre des Affaires Étrangères, Monsieur Philippe Douste-Blazy avec une importante couverture médiatique Presse, TV et Radio

. Publication du livre récit "Wayanga, Amazonie en sursis" publié aux éditions du Cherche Midi. Il présente la situation des populations indigènes du Brésil et l’importance du projet "Solidarité Inter-ethnique." Il bénéficie d'une importante couverture médiatique avec le service de presse du Cherche Midi.

. Contribution à la rédaction de l’ouvrage "L’eau, notre bien commun"
sous la direction de l’association L’eau est le pont. Texte rédigé par Emilie Barrucand sur la relation que les amérindiens entretiennent avec l’eau et sur les problèmes qui affectent cette ressource. Ouvrage destiné aux enseignants et élèves de collèges et lycées ainsi qu’aux personnes impliquées dans la gestion de l’eau.

De nombreux leaders indigènes, dont le médiatique chef Ropni Metyktire (Raoni), qui l’a adoptée. Touchée par le sort qui leur a été réservé, elle a créé en 2002 et à leur demande, l’association Wayanga

(association loi 1901 - Journal Officiel du 28/09/2002). Pour ses précédentes actions en faveurs des populations autochtones, elle a reçu de nombreux prix dont le Défi-Jeune 2001 remis par le Ministère de la Jeunesse et des Sports,mention "Coup de Cœur du Jury,"
les Bourses de l’Aventure remises par la Guilde du Raid et la Mairie de Paris, le prix de la
Fondation Créavenir
.

  Couple de Karajá (Amazonie) fr.wikipedia.org


Association Wayanga
6 rue du Général Patton
60810 Barbery, France

contact@wayanga.org

 Le blog d'Emilie

WAYANGA Amazonie en sursis
Emilie Barrucand

Le Cherche Midi - 2005

Émilie Barrucand séjourne fréquemment au Brésil, chez les Indiens Mebêngôkre (Kayapo), Pareci, Irantxe, Bororo, Juruna, elle est l’amie de nombreux grands leaders politiques autochtones. Ils lui ont confié leurs problèmes, leurs besoins, leurs espoirs et lui ont demandé de les soutenir. De là est née l’idée d’organiser des rencontres interethniques qui se dérouleront dans les villages indigènes de l’état du Mato Grosso, afin que ces derniers puissent s’entraider et lutter ensemble contre les menaces qui pèsent sur eux. Le projet s’intitule « Solidarité interethnique ». Émilie Barrucand a parallèlement créé l’association Wayanga.

Au cœur de la forêt tropicale, elle va rejoindre les Indiens Mebêngôkre Metyktire, l’un des peuples indigènes les plus guerriers d’Amazonie, pour mettre en œuvre le projet. Quelques années auparavant, elle rencontrait l’un d’eux. Un grand chef. Il l’invitait dans son village. Elle devenait sa fille adoptive.

Elle a dû s’adapter aux coutumes et au rythme de vie de la communauté, prouver qu’elle n’avait pas de mauvaises intentions et apprendre la langue avant que ses membres ne l’acceptent et qu’une complicité naisse entre eux. Depuis, elle s’est engagée aux côtés des peuples indigènes dans leur lutte pour le respect de leurs terres, de leurs droits et de leur culture.

Du fait de son engagement politique, bien qu’elle soit une femme, les hommes acceptent sa participation aux grandes discussions qui se déroulent au centre du campement, sur la « place des Hommes ». C’est en ce lieu qu’ils mettent en place le projet de rencontres interethniques et choisissent la personne qui en sera responsable au sein de la communauté.

Utilisant habilement ses connaissances anthropologiques et politiques qui, mêlées à ses propres émotions, nous entraînent de la souffrance à la joie, de la peur à l’espoir, du jeu à la guerre, Émilie Barrucand dresse un portrait bouleversant de la situation des Indiens du Brésil

Association Wayanga
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Agir avec nous
Partenaires

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Planète Avenir,
Ville de Besançon,
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Wayanga est une association loi 1901. Elle soutient les peuples autochtones d’Amazonie brésilienne dans leur désir de faire respecter leurs droits et leurs terres, qui excitent aujourd’hui toutes les convoitises. Le vert des photos satellitaires le montre : la majorité des zones de forêts préservées se trouve désormais sur les terres indigènes.
Pour nous Européens, l’action de Wayanga contribue à sauvegarder le plus grand régulateur climatique de la planète. Aider les peuples indigènes protège la forêt et par conséquent une partie de notre avenir.

Parce que vous partagez les mêmes valeurs que Wayanga, soutenez notre action par vos dons, vos compétences, votre réseau.



http://www.wayanga.org/VIDEO.html (VIDEO)

extrait de l'emission " FAUT PAS REVER " diffusée en 2006 sur FRANCE 3



Les peuples autochtones du Brésil


Origines


D’où viennent-ils ?

Les amérindiens d’aujourd’hui sont les descendants de peuples de chasseurs-cueilleurs venant d’Asie, et qui auraient rejoint l’Amérique, il y a au moins 11 OOO ans - période de la dernière glaciation - en traversant le détroit de Behring qui sépare aujourd’hui l’Alaska de la Russie. Des études scientifiques plus récentes, ré-estiment les premières migrations à 30 000, voire 40 000 ans.

Les migrations furent multiples, ce qui expliquerait la diversité actuelle des langues et des cultures amérindiennes.

Celle que l’on a nommée "DÉCOUVERTE des terres vierges de l’Amérique" (1) et que l’on commémore encore fièrement, n’est autre que la CONQUÊTE (2) d’un territoire dont la quasi-totalité de la superficie avait déjà été occupée par les amérindiens. Elle est la concrétisation d’un génocide et d’un ethnocide (3) sans équivalent lesquels, jusqu’à nos jours, ont entrainé, rien qu’au Brésil, la disparition de 93 % de sa population indigène : ils étaient 6 millions en 1500, à l’arrivée des portugais, ils ne sont plus aujourd’hui qu’environ 380 000.

1)Découverte : Action de découvrir ce qui était inconnu. L’exemple donné « Résultat de cette action : la découverte de l’Amérique », Larousse Classique.
2)Conquête : Action de conquérir. Acquérir par les armes. Syn : assujétir, dominer, vaincre, Larousse Classique.
3)Ethnocide : Négation, puis l’anéantissement de l’identité culturelle d’un peuple.


Quel est l’origine du nom "Indien" ?


Pensant que l’Amérique et l’Inde ne formaient qu’un même continent, les Européens ont imposé à des peuples pourvus de cultures et de langues différentes, parfois ennemis, l’appelation érronée et générique "d’Indien" comme s’ils formaient un tout uniforme.

Conscients d’être victimes des mêmes agressions et préjugés de la part des européens, ces peuples se sont ensuite approprié la dénomination « Indien », par opposition à "Blancs." Ils faisaient ainsi un pas crucial vers la construction d’une identité collective.


Comment vivent-ils ?


D’une ethnie à l’autre, les coutumes, la langue, le milieu naturel changent; certaines sont guerrières, d’autres pacifiques ; vivent dans des forêts tropicales humides, dans des savanes ou des régions marécageuses.
Chacune d’entre elles a également connu des transformations différentes, a sa propre histoire. Toutes n’ont pas été contactées par les Blancs à la même époque et de la même manière. Certains peuples indigènes ont rencontré leurs premiers Blancs, il y a 2, 10 voire plus de 500 ans, alors que d’autres vivent encore isolés.
A travers le temps, des ethnies ont été victimes de génocides, d’autres ont immédiatement reçu une assistance du gouvernement brésilien.


Aujourd’hui, au Brésil :

- 180 langues indigènes sont parlées.
- La population indigène compte au total 380 000 individus divisés en 220 ethnies. Ils ne représentent que 0,1 % de la population totale du pays.
- Des groupes indigènes sont présents sur la plupart des états brésiliens.
- Les terres reconnues indigènes ne représentent seulement que 11% du territoire nationale.
- La superficie de leurs terres varie, de plus de 9 millions d’hectares pour les Yanomami à 9 hectares pour un groupe Guarani.
- La majorité des sociétés indigènes vivent de chasse, de pêche, de cueillette et de culture sur brûlis itinérante.
- 53 vivent isolés ou dits « non-contactés ».
- D’autres pour lesquels la colonisation n’a pas fait de cadeau, vivent dans des bidonvilles, dans des campements au bord des routes ou sur de toutes petites terres sur lesquelles il n’y a plus de gibier.


Où vivent les peuples indigènes avec qui travaille Wayanga ?

Situé au Centre Ouest du Brésil, l’état du Mato Grosso s’étale sur 901 000 km2.
La superficie globale des terres indigènes se chiffre à 146 664 km2.

* Les Mentuktire et les Txukaramae appartiennent au groupe des Indiens Kayapo

Ce projet concerne tous les peuples indigènes de l’état du Mato Grosso. Il se divisera en plusieurs rencontres inter-ethniques successives qui regrouperont chacune en moyenne six peuples.

Les premiers peuples concernés sont les Kayapo, les Yawalapiti, les Bororo, les Paresi, les Umutina, les Enawene Nawe et les Xavante. De par les différents milieux naturels dans lesquels ils vivent, leurs histoires respectives ou encore les problèmes qu’ils ont rencontrés ou rencontrent actuellement, ces peuples sont représentatifs de la diversité de la population indigène du Mato Grosso.

Combien sont-ils ?

Estimée à 26 000 individus, la population indigène du Mato Grosso se répartit en 35 groupes distincts subdivisée en 13 familles linguistiques.


http://www.wayanga.org/
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Published by Eva R-sistons - dans Peuples
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 21:32



Voilà à quoi ressemble ce blog aux couleurs du monde :

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j'aurais pu croire
(5min)

« Splendeur perdue de la civilisation musulmane.

[...] Bernard Lewis souligne que la civilisation musulmane, des années 800 aux années 1800, grossièrement, a connu mille ans de gloire, de domination et de certitude. Ses qualités militaires lui permirent de conquérir, dès le VIIè siècle la Syrie, l'Égypte et l'Afrique du Nord, au Ixè la Sicile et l'Espagne, avant que son pouvoir ne s'étende vers l'Asie, la Russie, l'Europe orientale, se stabilisant dans l'Empire ottoman, immense et longtemps invincible. De génération en génération, les musulmans de ce temps de grandeur n'ont pas seulement pensé que leur religion intégrait et dépassait les versions anciennes du monothéisme auxquelles juifs et chrétiens demeuraient attachés en vain. Ils ont constaté les succès – militaires, commerciaux, politiques, scientifiques, culturels... - que l'Islam était alors en mesure de conjuguer et de renforcer. Celui-ci avait crée, dit Bernard Lewis, « une civilisation mondiale, pluriethnique, multiraciale, internationale et l'on pourrait même dire transcontinentale ».
[...] Une puissance qui rend faible. Ce monde solidement établi, prospère, bien plus tolérant envers les minorités et les étrangers que ne l'était à la même période la chrétienté, était aussi un espace clos, enfermé dans la conviction de sa suprématie, pratiquement sans relations avec l'extérieur. Des sciences, héritées des Grecs et perfectionnées par des lignées d'astronomes, de médecins, de philosophes, on pensait avoir fait le tour. Des barbares du Nord, chrétiens arriérés et frustes, on n'avait rien à attendre ni à craindre. Les croisades avaient été repoussées. La bataille de Lépante, en 1571, dont on fit grand cas en Europe, était certes une défaite, mais n'avait pratiquement rien changé au cours de l'histoire. [...]
[...] Les musulmans ne voyageaient presque pas vers l'Occident : vivre en terre infidèle leur était fortement déconseillé. Les sultans n'entretenaient pas d'ambassades fixes auprès des souverains étrangers. Des émissaires étaient envoyés pour une mission précise, rien de plus. Aucun savant n'étudiait les langues, les textes, les moeurs de l'Europe. Celle-ci comptait déjà bon nombre d'orientalistes. L'Empire ottoman n'avait pas d' « occidentalistes ».
L'ouverture de l'Empire à la modernité occidentale fut longtemps retardée par sa certitude de lui être supérieure. Que des infidèles pussent mieux faire que les disciples de Mahomet avait quelque chose de choquant. Lorsqu'il apparut de manière éclatante que l'industrie, les sciences, les transports, les finances, les techniques, les arts, même, avaient changé de vitesse en Occident, il fallut envisager de se mettre à l'école des infidèles, situation jusqu'alors inconcevable.
[...] On découvre ainsi la frontière entre la modernisation, qui fait apparaître à côté des objets techniques de nouveaux métiers (journaliste, avocat) mais n'entamerait pas l'identité fondamentale de l'Islam, et l'occidentalisation, qui menacerait de faire disparaître l'essentiel. Ce n'est pas un hasard si le statut des femmes est ce qui change le moins : il définit la limite que l'univers ancien ne peut franchir sans cesser d'être lui-même.
[...] Quels que soient les arguments et les invectives, on ne saurait donner tort à Bernard Lewis quand il décrit les deux voies possibles qui s'offrent aujourd'hui au monde islamique. La première est le retour aux origines pures et dures de l'Islam contre une modernité jugée corruptrice. Le mal serait venu de l'abandon des règles coraniques les plus strictes. En les restaurant, on l'effacerait. Plus de charia, moins de maux... la seconde solution possible passe par la constitution effective d'États laïques, démocratiques, travaillant à l'égalité des sexes. Ce fut le chemin suivi en Turquie, au Xxè siècle, par Atatürk, devenu la bête noire des islamistes. »
 




par Roger-Pol Droit, dans Le Monde 2, numéro 23, novembre 2002, p.164-166.

"Combien de fois l'homme en colère nie-t-il avec rage ce que lui souffle son moi intérieur ?"

Extrait de Les dits de Muad'Dib, par la Princesse Irulan.
~ Frank Herbert, Dune 


chroniques-du-monde
Vendredi 18 avril 2008

"Sderot et Gaza : deux adolescents témoignent.
Quelques kilomètres à peine séparent la ville israélienne du territoire palestinien. Deux mondes différents qui vivent dans la même peur, comme le prouvent les témoignages receuillis par le quotidien israélien Maariv.

Vu de Gaza – Mais où trouver du pain et de l'eau ?


La vie est dure à Gaza. Il n'y a plus d'essence, le prix de la farine est aussi élevé que celui de l'héroïne. Et le lait, les médicaments, l'eau, même l'air sont hors de prix. C'est quelque chose qu'un ami avait annoncé et, pour dire la vérité, je n'avais pas voulu le croire. Quelques mois plus tôt, un autre proche de ma famille disait que tous les terminaux et les points de passage vers le monde extérieur allaient bientôt se refermer sur nous, et je n'avais pas non plus le croire. Un troisième ami avait dit que tout ce que l'on pourrait acheter pour les fêtes, ce seraient des bougies et des arbres pour se chauffer, si on en trouvait encore. Et ça non plus, je ne voulais pas le croire. Maintenant, en sommes-nous arrivés là ?
Aujourd'hui, je ne sors plus de chez moi parce que je n'aime pas jouer avec ma vie. Tout ce que ces trois personnes avaient prédit est devenu réalité. Un voisin vient de vendre son lit pour pouvoir acheter de quoi manger pour lui et ses enfants. Une fille que je connais ne va plus à l'école. Elle dort la journée parce qu'elle a peur de la nuit noire.
[...]
À Gaza, les prix des aliments sont devenus impossibles. La miche de pain ne cesse d'augmenter, mais son poids diminue d'autant. C'est aussi le cas du bidon d'essence ou de la bonbonne de gaz. Dieu m'est témoin, on trouve de moins en moins de quoi se nourrir et la seule chose qu'on trouve encore en abondance, ce sont des gens au bord de la crise de nerfs. Ma grand-mère risque de mourir à tout moment parce que les rayons de pharmacie sont vides. Quant à la solidarité et à l'entraide, elles sont en train de disparaître. Les enfants de Gaza ne se plaignent pas spécialement qu'il n'y ait plus de chocolat ni de Coca-Cola. Ils se contenteraient largement de pain et d'eau. Mais où trouver du pain et de l'eau ?
[...] C'est ça, Gaza. Nous ne sommes plus qu'une goutte d'eau dans la mer. Jusqu'à quand va-t-on mener cette vie ?

Chadi Abdelaziz, 15 ans."

Par le Maariv, quotidien de Tel-Aviv, extrait traduit par Courrier International pour son numéro 909 (3-9 avril 2008)

Jeudi 17 avril 2008

en héritage
(6min)

« Sderot et Gaza : deux adolescents témoignent.
Quelques kilomètres à peine séparent la ville israélienne du territoire palestinien. Deux mondes différents qui vivent dans la même peur, comme le prouvent les témoignages receuillis par le quotidien israélien Maariv.


Vu de Sderot - Je ne souhaite à personne de vivre ici

Quand je sors dans la rue, la seule chose à laquelle je pense, c'est où je pourrais bien me cacher lorsque les sirènes d'alarme retentiront. Je suis incapable de penser à autre chose. Chaque jour, la ville est frappée de plein fouet par des salves de Qassam [roquettes palestiniennes lancées depuis Gaza]. Et qu'on en reçoive trente ou une seule ne change rien à l'affaire. [...]
Je me rappelle, quand j''étais petit, avant que les Qassam ne se mettent à pleuvoir, les rues étaient bondées, surtout le week-end. Aujourd'hui, Sderot est une ville fantôme. Le week-end, les rues sont vide. Depuis le début des tirs de roquettes, beaucoup de gens ont quitté la ville [on estime que 2500 des 20 000 habitants ont fui Sderot ces douze derniers mois]. C'est sans doute ce que les Palestiniens espèrent obtenir : que toute la ville se vide de ses habitants. [...]
Malgré tout, petit à petit, les Qassam deviennent de la routine. Pendant ce temps, notre Premier Ministre ne fait rien qui puisse nous aider. Parfois, j'ai l'impression que Sderot, ne fait tout simplement pas partie d'Israël ou qu'on nous a peut-être oubliés. Le gouvernement se contrefiche de ce qui nous arrive. Les ministres parlent beaucoup mais ne font rien. C'est bien beau de les voir venir ici pour nous encourager et soutenir les enfants de Sderot, mais je me demande franchement à quoi ça sert.
Pourtant, si on me propose demain de quitter Sderot, je n'accepterai pas. C'est ici que je suis né et que j'ai grandi. [...]
J'aime ma ville et, malgré les Qassam, je m'efforce de continuer à jouer au basket-ball, au football et au tennis. Je sors même avec des copains. [...] Bon, c'est sûr que nous préférerions vivre comme tous les autres enfants, mais la vie est ainsi faite. Maintenant, je voudrais dire quelque chose à ceux qui veulent nous aider financièrement. Ne le faîtes surtout pas. L'argent n'arrive pas aux habitants. »

Alex Stiris, 16 ans."

Par le Maariv, quotidien de Tel-Aviv, extrait traduit par Courrier International pour son numéro 909 (3-9 avril 2008)

Mercredi 16 avril 2008

problème n°1: comment faciliter l'intégration des jeunes, qui ont évolué dans l'abandon le désespoir et la violence, dans la société ?
localisation: Bychory, Kolin, Česká Republika
solution: le centre de Bychory
origine de la solution:

« Bychory, la pension de tous les espoirs

Le vaste bâtiment blanc, le complexe sportif et les écuries sont plongés dans un épais silence. Soudain, le retentissement d'une sonnerie dérange cette ambiance de château endormi. Les salles de jeux, les chambres, la salle à manger, le studio d'enregistrement, les salles informatiques comme les ateliers de peinture, de poterie et de menuiserie s'animent subitement. C'est l'heure de la récréation. Un petit groupe de filles et de garçons se pressent autour d'un gaillard de 44 ans qui passe dans le couloir ; pendus à ses basques, ils lui relatent frénétiquement les évènements de la matinée. Nous sommes dans un centre pour ados en difficulté de la commune de Bychory, près de Kolin [à l'est de Prague, dans le centre du pays], et la popularité qui entoure son directeur, Ales Bures, n'a pas l'air feinte. Cela malgré le fait que ce centre n'est pas épargné par les critiques qui visent pratiquement tout le système de protection de l'enfance en République tchèque. Les enfants qui ont passé des années dans ces établissements d'Etat n'ont aucune perspective de réussite : des statistiques récentes révèlent que la moitié des jeunes pensionnaires des orphelinats tchèques finissent entre les murs d'une prison. Alors, en ce qui concerne le centre de Bychory, ne parlons pas immédiatement d'un coup de foudre, mais d'une preuve qu'au milieu de cette impitoyable machine on peut créer un monde inspiré.
[...] Mais peu importe ce qui les amenés ici. Ce à quoi le directeur tient par dessus tout, c'est que ces enfants se retrouvent dans un environnement de créativité. Bures sait de quoi il parle : il a lui-même été formé à l'école de la vie.
[...] « Les enfants du centre connaissent mon histoire. Puisque, d'une certaine façon, eux aussi sont exclus de la société, ils sentent intuitivement que je sais de quoi je parle quand je les pousse à ne pas tomber pour cela dans le désespoir ou la violence. Je leur dis souvent que, pour y arriver, il faut de la volonté. »
[...] Pour
Ales Bures, le sens de son travail est clair. « Nous devons préparer les enfants pour le jour où ils partiront d'ici », affirme t-il, rappelant les problèmes notoires de l'assistanat. « L'échec relatif de nombreux centres réside dans le fait qu'ils créent autour des enfants une bulle de protection. Quand elle éclate, la crise est là, car une personne dotée d'une histoire traumatique et élevée cette façon ne sait plus comment avancer sans soutien. » Un des moyens d'apprendre aux jeunes le contact avec le « monde normal » est l'apprentissage de la gestion de l'argent. Les enfants du centre reçoivent de l'argent de poche, ils participent seuls à certaines sorties extrascolaires et doivent, à cette occasion, établir, puis respecter le budget de la journée. »


par Jaroslav Formanek, publié dans Reflex [quotidien de Prague], et traduit ensuite par Courrier International, pour l'édition n°909 du 3-9 avril 2008, p.22.

µrochąiŋ ąrrêT: dilemme du prisonnier

la chroniQue '[rev]O[lutions]'

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Mercredi 9 avril 2008

sur les traces...
(5min)

COULEUR BLEUE : Longtemps la couleur bleue a été déconsidérée. Les Grecs de l'Antiquité estimaient que le bleu n'était pas une vraie couleur. N'étaient perçus comme telles que le blanc, le noir, le jaune et le rouge. Il existait de surcroît un problème technique de colorant : les teinturiers et les peintres ne savaient pas fixer le bleu.
Seule l'Égypte des pharaons considérait le bleu comme la couleur de l'au-delà. Ils fabriquaient cette teinte à base de cuivre. Dans la Rome antique, le bleu est la couleur des barbares. Peut-être parce que les Germains s'enduisaient le visage d'une poudre gris-bleu pour se donner un aspect fantomatique. En latin ou en grec le mot bleu n'est pas clairement défini, souvent assimilé au gris ou au vert. Le mot bleu lui-même sera donc issu du germanique « blau ». Pour les Romains une femme aux yeux bleus était forcément vulgaire et un homme aux yeux bleus brutal et stupide.
Dans la Bible, la couleur bleue est rarement évoquée mais le saphir, pierre précieuse bleue, est la plus estimée.
Le mépris du bleu perdure en Occident jusqu'au Moyen-Âge. Plus le rouge est vif, plus il est signe de richesse. Le rouge se retrouve donc dans les vêtements des prêtres, et notamment du pape et des cardinaux.
Renversement de tendance : au XIIIe siècle, grâce à l'azurite, au cobalt et à l'indigo les artistes arrivent enfin à fixer le bleu. Cela devient la couleur de la Vierge. Elle est représentée avec un manteau bleu ou une robe bleue soit parce que la Vierge habite le ciel soit parce que le bleu était considéré comme un sous-noir, couleur du deuil.
À cette époque les ciels sont peints en bleu alors qu'auparavant ils étaient noirs ou blancs. La mer qui était verte vire elle aussi au bleu dans les gravures.
Sur un coup de mode, le bleu devient une couleur aristocratique, et les teinturiers la suivent. Ils rivalisent dans l'art de concocter des tonalités de bleu de plus en plus diversifiées.
La « guède », plante utilisée pour confectionner le bleu, est cultivée en Toscane, en Picardie ou dans la région toulousaine. Des provinces entières se mettent à prospérer grâce à l'industrie du colorant bleu. La cathédrale d'Amiens a été bâtie avec les contributions des marchands de guède alors qu'à Strasbourg les marchands de garance, plante qui donne la couleur rouge, peinaient à financer leur cathédrale. Du coup les vitraux des cathédrales alsaciennes représentent systématiquement le diable en... bleu. On assiste dès lors à une véritable guerre culturelle entre les régions qui aiment le bleu et celles qui aiment le rouge.
Lors de la réforme protestante, Calvin annonce qu'il y a des couleurs « honnêtes » : le noir, le brun, le bleu. Et des couleurs « malhonnêtes » : le rouge, l'orange, le jaune.
En 1720, un pharmacien de Berlin invente le bleu de Prusse, qui permettra aux teinturiers de diversifier encore les tonalités de bleu. L'amélioration de la navigation permet de bénéficier de l'indigo des Antilles et d'Amérique centrale dont le pouvoir colorant est plus fort que celui du pastel.
La politique s'en mêle : en France le bleu devient la couleur des révoltés républicains s'opposant au blanc des monarchistes et au noir des partis catholiques.
Plus tard le bleu républicain s'oppose au rouge des socialistes et des communistes.
En 1850, un vêtement lui donne ses dernières lettres de noblesse, c'est le jean, inventé par un tailleur, Levi-Strauss, à San Francisco.
Actuellement, en France, la grande majorité des gens interrogés citent le bleu comme leur couleur préférée. En Europe, l'Espagne est le seul pays à préférer le rouge.
Seul domaine où le bleu n'arrive pas à percer : la nourriture. Les yaourts en pots bleu se vendent moins bien que ceux en pots blancs ou rouges. Il n'y a pratiquement aucun aliment de couleur bleue.

~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

par jérémiah publié dans : histoire communauté 


combałs | - peuple et localisation : san, kalahari desert, botswana

save me
(5min)


« Les Bochimans toujours interdits de séjour sur leurs terres. »

extraits d'un article paru dans Courrier International n°898 et tiré du quotidien « The Guardian », à Londres.

« M'étant rendue à plusieurs reprises dans la réserve du Kalahari central, au Botswana, je peux voir la différence entre le mode de vie indépendant que les Bochimans (1) menaient autrefois et celui qu'ils ont aujourd'hui. En plusieurs vagues d'expulsion, échelonnées entre 1997 et 2002, le gouvernement les a chassé s de leurs terres ancestrales et placés dans des camps. [...]
Même si le Kalahari est aride et inhospitalier, la région est d'une grande beauté. L'horizon est dégagé, et, la nuit, on peut voir les constellations les plus fabuleuses, qui ont toutes un nom dans la langue des Bochimans. C'est aussi le lieu où reposent leurs ancètres, ce qui revêt une très grande importance à leurs yeux. Autour des camps, il n'y a pas de vie sauvage : les terrains ayant été entièrement rasés, il ne reste plus rien. Les San (2) vivent dans de véritables camps de concentration, où sont entassés des milliers de personnes. Une femme de ma connaissance, qui est chamane, m'a expliqué qu'elle ne pouvait plus pratiquer les danses rituelles, car elle se trouve si loin des terres où résident les esprits de ses ancètres, qu'il lui est impossible d'entrer en communication avec eux.
[...] Les ayant vus mener une vie autonome et heureuse sur leurs terres, j'ai eu du mal à leur rendre visite dans un environnement qui leur est aussi étranger que celui des camps. Ils n'ont rien à faire et vivent des rations d'aliments et d'eau qui leur sont fournies par l'Etat. Faute de pouvoir chasser, les hommes s'ennuient et sont déprimés. Coupés de tout ce qui a un sens pour eux, les San ont perdu leur autonomie. [...]
En parlant avec des enfants, j'ai découvert en outre que l'enseignement ne leur était pas dispensé dans leur langue maternelle : ils se sentent perdus et malheureux dans cette école où
on ne leur enseigne pas leur propre histoire. »

Fiona Watson

(1) ou 'Bosjesmans', nom donné par les européens et dérivé de l'anglais 'bushmen' : littéralement 'hommes de la brousse'
(2) nom qu'ils se donnent eux-mêmes


Malgré les dires du gouvernement botswanais qui prétend avoir voulu « favoriser le développement des San » en les chassant de leurs terres, tous sont convaincus que leurs véritables motivations sont les gisements de diamants, localisés près des villages Bochimans. En atteste la concession faite à une compagnie minière sud-africaine...
Depuis 2002, la cour de justice bostwanaise a reconnu le droit ancestral des Bochimans à récupérer leurs terres. Mais, au mépris de ce verdict, tout est mis en oeuvre par les autorités pour empêcher ce retour, et aujourd'hui, rien a changé
.

par J.J.
Par J.J.
"Toi qui connais les souffrances que nous endurons ici, ne nous oublie pas dans tes prières."
Inscription à l'entrée de l'aire d'atterissage d'Arrakeen (Archives historiques de Dar-es-Balat)
~ Frank Herbert, Les Hérétiques de Dune
la chroniQue 'combał
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 04:24

                
   


Bonjour

J'aime les Gitans depuis mon adolescence. Pendant mes vacances espagnoles, je courais voir les campements installés à la périphérie des villes. Toujours bien reçue, avec guitare, chants, sourires, joie. Tout ça, ils l'ont dans le sang. Et un sens de l'hospitalité rare.


Image:Alhambra-petit.jpg
http://fr.wikipedia.org


A vingt ans, ils m'ont appris, à Grenade, la rumba gitane que je dansais ensuite avec eux, pour les touristes du Sacro-Monte, qui n'y voyaient que du feu. Et le feu, d'ailleurs, je l'avais dans le sang, comme eux. Ils le sentaient, d'ailleurs. Pasionnée, brûlante. On m'avait baptisée la Chunga, du nom de leur grande vedette, car je dansais comme elle : Pieds nus, crinière au vent. Sur la photo, on me voit avec mon guitariste de quinze ans, Kiki. J'ai partagé leur vie pendant un mois.  Une expérience qui ne s'oublie jamais !




Invitez-vous dans leur campement, fraternellement, et vous verrez comment ils vous recevront ! Ces gens ont l'hospitalité dans le sang. A vint ans, caméra 16 mm en bandoulière, je les filmais, je donnais des conférences au Musée des Arts et Traditions Populaires, et mon premier article, celui qui scella ma carrière de journaliste, leur fut consacré.  Les Gitans et moi, c'est une longue histoire d'amour.  Je leur ai dédié un article dans mon
http://r-sistons.over-blog.com, pour commémorer leur Shoah oubliée, plus tragique encore que celle des Juifs : La moitié d'entre eux y laissa la vie. Dans l'indifférence générale ! Il est vrai qu'ils ne revendiquent rien. Et ils ne font jamais les guerres. 


Magnifique peuple, fier et libre, fils du vent qui perpétuent leurs traditions, solidaires, ayant la voûte céleste pour toit. Les Amérindiens et les Gitans, ce sont mes préférés.



Voici un beau site :



http://filsduvent.oldiblog.com/




E X T R A I T S


Des musiciens pas comme les autres

De la musique vivante

 

 

LO'JO
Vidéo envoyée par Agnese

       

         Retrouvaille avec le fameux groupe Lo’Jo sur la scène de la Maroquinerie. Trois soirs de suite dans cette petite salle du 20eme arrondissement de la capitale, pour fêter leurs vingt-cinq ans de carrière. En sortant aussi le best off « Tu connais Lo’Jo ? ». Un bazar savant emplit d’une multitude d’instruments provenant du Mali, de la Réunion, de île de Rodrigue située dans l’océan indien. On ne se lasse pas de (re)voir ces Angevins qui continuent à parcourir le monde afin de transmettre leur monde coloré, métissé. Une sorte de « guide du routard musical », où l’on trouve des rythmes africaines, tziganes, rasta, jazz, blues, rock…Celui étant composé de l’altruiste Denis Péan, des sœurs choristes Nadia et Yamina, Nid El Mourid, le violoniste Richard Bourreau, Kham Meslien le bassiste et Franck Vaillant le batteur. Durant cette soirée, ils nous ont offerts plus que la musique mais un « grand voyage » comblé d’une ambiance chaleureuse, vive. « Tu connais Lo’Jo » deux CD dont l’un réunit des pièces issues des neuf albums de la formation, tandis que le second volume rassemble vingt et un titres d’artistes amis : Tinariwen, Zenzile, Guérébou Kounkan, Scott Taylor, les Barbarins fourchus...

Agnese

Lo'Jo : http://www.lojo.org  

 

Liens :

* L'album de janvier 2006, Bazar savant de Lo'Jo : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=401074

 


vers le blog de filsduvent.oldiblog.com

Une fête tzigane improvisée en Yougoslavie

 

  Au bord de la Moraya dans une région sauvage et montagneuse de l'ex-Yougoslavie, un Tzigane emmène deux jeunes parisiennes d'origine franco-yougoslaves, en vacance, dans la forêt, en visite chez une de leurs cousines. Ils arrivent bientôt dans un village tzigane...

  " Soudain, on se tut : un rythme lent et sauvage frappé avec vigueur sur la peau d'une grosse caisse martelait le ciel. Puis le son grave du tuba, scandé par les coups de la caisse, trembla, émouvant et naïf et disposa les corps à la danse. Les Tziganes sortaient des maisons et, se tenant la main, formaient la ronde autour des musiciens. Les enfants, saisissant les deux cousines, couraient se mêler aux adultes, quand, le rythme étant devenu plus vif, les trompettes chantèrent.

    Cette musique, lascive et rude, où se joignaient l'Orient et l'Occident, portait des siècles de guerre et de volupté. Les danseurs, pour la plupart ignorants de ce lointain passé, mais subissant le charme d'un chant éternel, sinclinaient, se redressaient, glissaient d'un pas agile et compliqué.

    Les enfants, filles et garçons, rompaient la chaîne des adultes pour entrer dans la danse et, sans hésiter, ils traçaient au-dessus de l'herbe les subtiles arabesques du kolo.

    Ils avaient entraîné les cousines. Étourdies de fatigue, elles se laissaient conduire. Elles remuèrent d'abord avec peine leurs jambes écorchées, mais le mouvement était si uni et spontané qu'il les enleva bientôt, plus légères.

    Le vacarme de la caisse prit fin. Elle ne fut battue qu'à de longs intervalles. Le tuba ne marqua plus le rythme que d'un son étouffé, comme lointain et, après quelques mesures dont le tempo s'accéléra, un solo de trompette, acide, allègre, emporta les danseurs. Les filles levèrent la tête vers les musiciens et virent le Tzigane qui les avait menées lancer au ciel son chant d'amour et de liberté. Ses doigts couraient sur les pistons, ses joues soufflaient l'air d'une force exactement mesurée, sa bouche gonflée modulait avec science l'antique mélodie serbe. Les jupes des femmes, qui descendaient sur leurs pieds nus, faisaient des vagues colorées, poudrées de soleil. Si bien accordé aux accents de la trompette, le mouvement de la ronde était lui-même comme une musique visible.

    Sur une ultime note cuivrée, le kolo cessa. Les danseurs, enthousiastes, applaudirent, s'embrassèrent, s'étreignirent.

    Il y eut d'autres kolos et toujours l'art sublime du Tzigane les amenait à leur perfection.

    Les corps apaisés se désunirent, hommes et femmes félicitaient les musiciens et bavardaient en regagnant, par groupes, les maisons.

    Les deux cousines restaient près du Tzigane, le regardaient avec admiration, sans oser lui parler.

    Il rangea la trompette dans son étui, qu'il fixa à une selle. Ayant fait ses adieux à ses compagnons, il fit monter les deux enfants sur les chevaux et il reprit la marche... "

Pp 53-57 In Les Chevaux du Tzigane de Jacques Delzongle, L'école des loisirs, 1983.

 

Qu'est-ce que le kolo ?

Dans la Serbie Centrale, les Rroms dansent en cercle, se tenant par les mains, la danse appelée le kolo. Il existe un grand nombre de kolos différents qui font, pour la plupart, partie des danses folkloriques des pays balkaniques et de la Roumanie. Les Rroms en dansent quelques uns.

 

 

Men's kolo dance led by Vojvoda with flag. Man with back to camera holds a rakija bottle. In Labuniste Orthodox wedding.
Village: Labuniste
Date: 1962


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Le Monde des Roms

 

Evidemment, rassembler sous un même nom des choses différentes, ça gagne du temps. On dit l'homme est apparu sur Terre pour parler des hommes et des femmes ; lorsqu'on évoque les fruits, ça va plus vite que d'énumérer chaque espèce : c'est bien pratique.

Seulement, il y a des choses qu'on associe à dessein. En effet, beaucoup englobent dans le terme gens du voyage les forains, les Tsiganes, les Rroms, les bonimenteurs, les circassiens, les colporteurs ou vendeurs ambulants, les sans-papiers, les sdf, etc. Et comme tout ce qui est mal identifié, on s'en méfie, le terme gens du voyage a une connotation péjorative. On l'associe à une "population suspecte". Ainsi est-on conforté dans cette position lorsqu'on lit dans un quotidien "vol de métaux par des gens du voyage". C'est pratique et ça ne coûte rien : on n'accuse pas directement quelqu'un en particulier ou un groupe précis, mais on suspecte tout un ensemble de gens qui ne vivent pas comme les sédentaires, les stigmatisant et les repoussant dans des situations misérables.

Or, il existe une différence très importe entre la personne ou le groupe qui a fait le choix de ce mode de vie et les mêmes qui auraient quitté leur pays chassés parce qu'indésirable ou obligés pressés par la faim ou le rêve d'une vie meilleure. A l'arrivée, ils se ressembleront, en caravanes sur le bord des routes mais leurs motivations, leurs espoirs sont aux antipodes.

C'est pourquoi, il est important de préciser les différents termes.

Les Rroms sont sédentaires à 80 % :

 

"Rrom" signifie à la fois "homme tzigane" et "époux".

Les Tsiganes sont composés de trois groupes principaux : les Rroms (dont vient le mot "romanichel"), les Manouches (ou Sintés ou Sintis) et les Kalés (appelés d'ordinaire "Gitans"), parlant respectivement des langues apparentées : le romani, le sinto (nommé manouche dans une bonne partie de la France) et le kalo.
Ces langues ont des similitudes avec le sanskrit et avec certains parlers actuels de l'Inde. En France, on trouve des Manouches (dont l'installation est ancienne), des Sinté venus du Piémont, des Gitans (originaires de Catalogne ou d'Andalousie), et enfin des Rroms, arrivés assez récemment d'Europe orientale.

Si l'on constate que l'histoire de ces minorités est marquée par la migration et la mobilité, il convient de préciser que les Rroms roumains ne sont ni des nomades, ni des gens du voyage. Ce sont des sédentaires qui ont fui les discriminations et l'exclusion extrême dont ils sont victimes dans leur pays.

Les Rroms roumains ont été esclaves dans les principautés roumaines et moldaves jusqu'en 1856.
Entre 1941 et 1945, ils ont été exterminés par centaine de milliers dans des camps de concentration.
Jusqu'à la chute de Ceausescu en 1989, ils ont subi un régime totalitaire, dont la politique à l'encontre de cette population minoritaire, avait pour seul mot d'ordre : "aucun droit ".

De nos jours, dans une Roumanie en proie à des difficultés économiques importantes, les Rroms demeurent les premiers touchés. Plus de 80 % d'entre eux sont au chômage. Sans ressource, sans assurance maladie, ils ne peuvent se faire soigner ni même assurer tous les jours la nourriture de leurs enfants et vivent dans des quartiers défavorisés à l'écart des villes et des villages.

Tiré du site kodklic.free.fr, par Marie Borrelli, non daté.

On peut compléter l'illustration de ce qu'englobe le monde des Rroms par la page vocabulaire consacrée justement à ce sujet : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1720296

 Gitane tableau de Regnault
Maintenant, qu'entend-t-on par Gens du Voyage ? :

L'expression « gens du voyage » a été [officialisée] par deux décrets français des années 1972, qui se référaient à la loi de 1969 sur l'exercice des activités économiques ambulantes.

In, Wikipédia, l'encyclopédie en ligne



 Liens :


* Vocabulaire : qu'entend-t-on par Rom ou Rrom ? : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1720296


* Exemple d'assimilation subliminale gens du voyage/population suspecte : les médias à l'oeuve et le vol de métaux : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1685692


* Les appellations des peuples nomades d'Europe, en France et ailleurs, gens du voyage pour beaucoup : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=420961


* Les gitans n'aiment eux non plus pas beaucoup ce terme de gens du voyage. Connaissez-vous le terme générique qu'ils plébiscitent ? : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=216300


* Les Circassiens, un peuple ou un métier ? : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=262087


* La page suivante, c'est sur le désoeuvrement et ce qui en découle chez les nomades d'Europe : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1684450



______________________________________________________________________________________



Tsiganes, site d'Yvon Massardier
Site très courru, très bien fait. Et puis, il existe !

http://mayvon.chez.tiscali.fr/index1.html





Vous voyez, on y trouve de tout. Il y a même un forum, des calendriers, des vidéos, de la musique, des jeux, de la poésie ! Tout y est !

Un régal pour les amateurs ! Flamboyant !

Eva



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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 02:47

http://www.culture-amerindiens.com/article-537968.html


Mes amis,

J'aime par-dessus tout ce peuple, pour son infinie Sagesse, pour son respect pour tout ce qui vit. Je n'aime pas l'Amérique brutale, matérialiste, cupide, arrogante, puritaine, vulgaire - et criminelle.  Elle est née sur les décombres de la culture indienne. Elle a assassiné ce qu'il y avait de plus beau sur cette terre, ses habitants. Des habitants fiers, libres, solidaires, respectueux de tout ce qui vit.

J'aime ce peuple, j'aime ce site. Qui leur ressemble. Beau, infiniment beau.

Découvrez-le....




Tout ce que fait le Pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle.
Tu enseigneras à d'autre medecine men.
Nous, les oiseaux, les aigles, les hiboux,nous sommes une nation et tu seras notre frère.
Tu ne tueras pas ou tu ne ferasde mal à aucun d'entre nous.
Tu nous comprendras toujourslorsque tu viendras chercherune vision sur cette colline.
Tu apprendras les herbes et les racines et tu guériras les gens.
Tu ne demanderas rien en contrepartie.
La vie d'un homme est courte.
Fais en sorte que la tienne soit remarquable.
 
Lame Deer








Les vastes plaines ouvertes, les belles collines qui ondulent et les ruisseaux qui serpentent n'étaient pas sauvages à nos yeux.
C'est seulement pour l'homme blancque la nature était sauvage, seulement pour lui que la terre était "infestée" d'animaux sauvages et de peuplades "barbares".
Pour nous, la terre était douce, généreuse, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère.
Ce n'est que lorsque l'homme poilu de l'Est est arrivé et, dans sa folie brutale, a accumulé les injustices sur nous et les familles que nous aimions, qu'elle nous soit devenue "sauvage".
Lorsque même les animaux de la forêt commencèrent à fuir à son approche, alors commença pour nous"l'Ouest Sauvage".
 
Luther Standing Bear (Chef sioux oglala





Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde, mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter, ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes.
 
Leurs sages nous conseillaient d'adopter leur religion, mais nous découvrîmes vite qu'il en existait un grand nombre.
 
Nous ne pouvions pas les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d'accord sur celle qu'il fallait prendre.
 
Cela nous gêna beaucoup jusqu'au jour où nous comprîmes que l'homme blanc ne prenait plus sa religion au sérieux que ses lois.
 
Ils les gardaient à porté de la main, comme des instruments, pour les employer à leurs guises dans ses rapports avec les étrangers.
 
Nous avons donc décidés de garder les traditions ancestrales de notre spiritualité, considérant que leurs religions ne nous concernaient en rien.
 
PACHGANTSCHIHILAS, Chef des DELAWARES
 
 
 
La vie dans un tepee est bien meilleure. Il est toujours propre, chaud en hiver, frais en été, et facile à déplacer.
 
L'homme blanc construit une grande maison, qui coûte beaucoup d'argent, ressemble à une grande cage, ne laisse pas entrer le soleil, et ne peut être déplacée ; elle est toujours malsaine.
 
Les Indiens et les Animaux savent mieux vivre que l'homme blanc.
 
Personne ne peut être en bonne santé sans avoir en permanence de l'air frais, du soleil, de la bonne eau.
 
Si le Grand Esprit avait voulu que les hommes reste au même endroit, il aurait fait le monde immobile ; mais il a fait qu'il change toujours, afin que les Oiseaux et les Animaux puissent se déplacer et trouver toujours de l'herbe verte et des baies mure.
 
L'homme blanc n'obéit pas au Grand Esprit. C'est pourquoi nous ne pouvons être d'accord avec lui.
 
FLYING HAWK, Chef OCETI SAKOWIN OYATE OGLALA
 
 
 
Nous avons toujours su qu'il y avait des In'deh au Mexique.
 
Certains pensent que ce sont les esprits d'anciens guerriers et, pour cette raison, ils les appellent le Peuple Fantôme. Ceux des réserves les craignent.
 
Il est arrivé, dans le temps, que des jeunes s'échappent pour les rejoindrent. De ceux-là on n'entendait plus parler.
 
Parfois des femmes ou des enfants disparaissaient dans la nuit. Ils s'évanouissaient dans la nuit et on raconte que les esprits les avaient capturés pour les ramener au vieux Mexique.
 
Personne n'a jamais su si c'était vrai, car personne ne les a jamais revus, ces In'deh-là.
 
C'était comme des fantômes circulant parmi nous, dont tout le monde avait peur excepté les hommes médecine qui eux savent tout ce qui se passe.
 
JOSEPH VALOR
 
 
 
Le Lakota était rempli de compassion et d'amour pour la Nature, et son attachement grandissait avec l'âge.
 
C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des Forces de la Vie.
 
S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement.
 
Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les Mystères de la Vie et se sentaient plus proches de toutes les Forces Vivantes qui les entouraient.
 
Le vieux Lakota est un Sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la Nature devient dur. Il savait que l'oubli du Respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme.
 
Aussi maintenait-il les jeunes sous l'influence de la Nature.
 
STANDING BEAR
Chef OCETI SAKOWIN OYATE  LAKOTA
 
 




 




C'était dans le temps d'avant. 

Unktehi, le monstre qui vit dans l'eau, provoqua une gigantesque inondation en se battant contre les hommes.

Wanka Tanka, le Grand Esprit, laissa faire. On ne sait pourquoi.

Tout fut submergé excepté une colline (celle qui se trouve près du la carrière où la communauté de la grand-mère indienne qui raconta cette histoire, fabrique les pipes sacrées). 

Les hommes s'y réfugièrent donc. Mais ça ne dura pas, les eaux montèrent encore jusqu'à recouvrir la colline. Les rochers et les pics se renversèrent sur les hommes. Tous périrent et leur sang se coagula en une grande mare. 

C'est pourquoi ces lieux sont le tombeau des ancêtres de cette communauté.

Au cours de la catastrophe, Unktehi fut changé en pierre. C'est peut-être la punition du Grand-père Esprit pour avoir provoqué cette catastrophe. Les os d'Unktehi sont dans les Badlands. 

Son dos forme une longue crête et on peut voir ses vertèbres sur un rang de rochers rouges et jaunes.

Donc, tous périrent sauf une jeune fille qui était très belle. Elle fut sauvée par le grand aigle Wanblee Galeshka. Juste au moment où les eaux allaient la recouvrir, il avait volé vers elle pour qu'elle s'accroche à ses pattes. 

Il la déposa à son repaire, sur la cime d'un grand arbre qui se trouvait sur le plus haut sommet des Black Hills. C'était le seul endroit épargné par l'inondation. Aujourd'hui ce lieu est sacré.

La jeune fille resta ave l'aigle Wanblee qui en fit sa femme. Il faut dire qu'à cette époque, ces choses-là étaient possibles parce que les hommes et les animaux étaient bien plus proches qu'ils ne le sont aujourd'hui. 

La jeune fille donna à son époux aigle deux jumeaux, un garçon et une fille, qui naquirent au sommet de cette montagne. De nouveau il y avait des hommes sur terre.

Quand les eaux se retirèrent, Wanblee descendit sa petite famille sur la terre en leur demandant de former une nation puissante, la Oyate Lakota.

Les enfants grandirent, qui firent à leur tour des enfants ainsi de suite. Une nation était née, descendant de l'aigle. Voilà pourquoi les Sioux portent une plume d'aigle


D'après une légende qui fut racontée par Lame Deer,
une grand-mère Santee (Winner, Dakota du Sud)
par Nath





Little Big Horn
 




Le Général TERRY lui donne ses ordres : CUSTER sera envoyé en éclaireur et devra seulement repérer le village en attendant l’arrivée du Général Terry qui arrivera par le nord, accompagné de Gibbon, afin de prendre le camp en tenaille.
 
De leur côté les Sioux, commandés par SITTING BULL, avaient reçu le renfort d’indiens venant d’autres réserves : les Cheyennes, les Pieds Noirs, les Arikaras, les Hung papas, les Santees et les Brûlés.
 
Menées par deux célèbres guerriers, GALL et CRAZY HORSE, ces tribus se regroupent et s’apprêtent à combattre les soldats.
 
CUSTER, qui avait refusé d’emmener des canons, quitte le camp du Général Terry. Pendans ce temps, SITTING BULL accompli le rituel de la Danse du Soleil.
 
Après s'être fait arracher 50 morceaux de chair, il reçoit la vision de soldats tombant du ciel et une voix lui dit : “ils n'ont pas d'oreilles, je te les donne”.
 
SITTING BULL comprend alors qu'il y aura bataille entre les Lakotas et l’homme blanc et que les indiens remporteront la victoire.
 
Le 25 juin 1876, CUSTER aperçoit le camp indien, situé sur la rive de la Little Big Horn.
 
Poussé par la haine et certain d’emporter une victoire facile, Custer enfreint les ordres du Général Terry et décide d’attaquer seul le village, peuplé de 4000 à 6000 indiens, dont environ 2500 guerriers Sioux et Cheyennes.
 
Les indiens, s’attendant à une attaque, attendaient les compagnies de Custer de pied ferme et les attaquèrent sur plusieurs flancs.






 suite à

http://www.culture-amerindiens.com/article-1915226.html


 
Cette bataille eu un grand retentissement dans l’opinion publique américaine et conduisit, 14 ans plus tard, au massacre de Wounded Knee Creek.
 
Apres 24 heures de combats les indiens se retirèrent en embrasant toute la plaine pour couvrir leur retraite.
 
Le lendemain, Reno et Benteen seront relevés par les troupes de Terry et Gibbon.
Les hommes de TERRY découvrirent bientôt la colline de la dernière bataille de CUSTER, avec un seul survivant, la monture du capitaine Koegh, le cheval comanche éclaireur.
 
L'animal survivra à ses neufs blessures et servira de mascotte au 7e de Cavalerie. Après sa mort, le cheval fut empaillé et exposé à l’Université du Kansas.


 



voivi des textes dans l'ordre chronologique prononcé par le
Chef Joseph de la tribu des Nez Percés.

 

" Mon père m'a fait appeler. J'ai vu qu'il allait partir. J'ai pris sa main dans la mienne. Il m'a dit :
 
Mon fils, mon corps retourne vers ma mère la Terre, et mon esprit va bientôt voir le Grand Esprit. Quand je serai parti, pense à ton pays. Tu es le chef de ce Peuple. Ils attendent de toi que tu les guides.
 
Rappelle- toi toujours que ton père n'a jamais vendu son Pays. Tu dois te boucher les oreilles chaque fois qu'on te demandera de signer un traité pour vendre ton Pays natal.
 
Encore quelques années et les hommes blancs t'encercleront. Ils ont les yeux sur cette Terre. N'oublie jamais, mon fils mes paroles. Cette Terre renferme le corps de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère".
J'ai pressé la main de mon père et je lui ai dit que je protègerais sa tombe de ma propre vie.
 
Mon père a souri et s'en est allé vers la Terre des Esprits. J'ai l'ai enterré dans cette belle vallée où l'eau serpente.
 
J'aime cette Terre plus que tout le reste au monde. Un homme qui n'aimerait pas la tombe de son père serait pire qu'un animal sauvage ".
 
Chef Joseph Indien Nez Percé ( 1840 - 1904 )
 
" Je suis fatigué de me battre. Nos chefs ont été tués. Looking Glass est parti pour un autre monde. Too - Hul - Sote est aussi parti.
 
Tous les anciens sont également partis. Celui qui dirigeait nos jeunes gens, Ollokot, est parti.
 
Oh, il fait si froid et nous n'avons pas de couvertures. Nos petits enfants meurent de froid. Certaines personnes parmi mon Peuple se sont enfuies dans les collines, elles n'ont ni couvertures ni nourriture.
 
Personne ne sait où elles sont allées, peut-être sont-elles déjà morte de froid. Je veux qu'on me laisse du temps pour rechercher mes enfants, et voir combien je peux en retrouver vivants.
 
Il se peut que je les retrouve parmi les morts.
 
Ecoutez-moi et dite au général Howard que je connais son coeur. Le mien est triste et tourmenté. A partir de ce jour, de l'endroit où se tient le soleil, je ne combattrais plus jamais ".
 Chef Joseph Indien Nez Percé ( 1840 - 1904
 
" J'ai serré la main à beaucoup d'ami, mais il y a des choses que je veux savoir et que pas un ne soit capable d'expliquer.
 
Je ne peux pas comprendre comment un gouvernement qui envoie un homme combattre, comme il le fit avec le général Miles, peut ensuite rompre ses promesses. Un tel gouvernement à quelque chose de mauvais en lui. Je ne comprends pas pourquoi rien n'est fait pour mon Peuple.
 
J'ai entendu discours après discours, mais rien n'est fait. Les bonnes paroles des blancs ne servent à rien s'il n'en sort pas quelque chose.
 
Les paroles ne me rendent pas mes morts. Elles ne me rendent pas mon pays envahi aujourd'hui par les blancs. Elles ne protègent pas la tombe de mon père. Elles ne me rendent pas mes chevaux et mon bétail.
 
Les bonnes paroles ne me rendent pas mes enfants. Les bonnes paroles ne changeront rien à la promesse de votre chef de guerre. Les bonnes paroles ne donnent pas bonne santé à mon Peuple, ne donneront pas à mes gens un lieu où ils puissent vivre en paix et prendre soin d'eux-mêmes.
 
Je suis fatigué de vos discours qui ne débouchent sur rien. J'ai le coeur malade quand je me rappelle toutes les belles paroles et les promesses non tenues; il y a eu trop de paroles venant d'hommes blancs qui n'avaient pas droit à la parole. Trop de mauvaises interprétations ont été faites; trop souvent les hommes blancs se sont mépris sur les Indiens.
 
Si l'homme blanc veut vivre en paix avec l'Indien, il n'est pas nécessaire de se quereller. Traitez tous les hommes pareillement.
 
Donnez leurs à tous une chance égale de vivre et de croître.
 
Vous pouvez aussi bien attendre des rivières qu'elles coulent à l'envers, qu'exiger de n'importe quel homme libre qu'il soit content d'être enfermé et que la liberté d'aller où bon lui semble lui soit refusée.
 
Si vous attachez un cheval à un piquet, vous attendrez-vous à ce qu'il grossisse ?
 
Si vous parquez un Indien dans un coin de Terre et que vous l'obligez à rester, il n'y sera pas heureux et il ne croîtra ni ne prospérera
 
J'ai demandé à certains grands chefs blancs d'où ils tenaient le droit de dire à l'Indien qu'il resterait dans un endroit alors qu'il voit les hommes blancs aller où ils veulent.
 
Ils ne peuvent pas répondre !
 
Ce que je demande au gouvernement, c'est d'être traité comme tous les autres hommes sont traités. Si je ne peux pas aller dans mon propre foyer, donnez-moi un foyer où mon Peuple ne mourra pas si vite.
 
Je sais que ma race doit changer. Nous ne pouvons rester tels que nous sommes à côté de l'homme blanc. Nous ne demandons qu'une chance égale de vivre comme tous les hommes vivent. Nous demandons à être reconnus comme des hommes. Nous demandons que la même loi soit appliquée pareillement à tous les hommes.  Si un Indien viole la loi, punissez-le par la loi - si un homme blanc viole la loi punissez-le aussi.
 
Rendez-moi ma liberté, liberté de voyager, liberté de m'arrêter, liberté de travailler, liberté de faire du commerce là où je le choisis, liberté de suivre la religion de mes pères, liberté de penser et d'agir pour moi-même et j'obéirai à chaque loi ou je me soumettrai au châtiment ".
 
Discours prononcé le 14 Javier 1879 devant le congrès par Chef Joseph de la tribu des Nez Percés.
 
 
" Nos père nous ont transmis de nombreuses lois, qu'ils avaient apprises eux-mêmes de leurs pères. Elles disaient de traiter les hommes comme ils nous traitent, que nous ne devions jamais rompre un accord les premiers, que c'était une honte de dire des mensonges, que seule la VERITE devait être DITE ".
 
Chef Joseph de la tribu des Nez Percés.



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RECETTES AMERINDIENNES

 

SOUPE AMÉRINDIENNE
 
 
Préparation : 10 minutes / Cuisson : 20 minutes / Plat pour 5 personnes
 
 
INGRÉDIENT
 
 
2 tasses de maïs en grains frais ou surgelé (500 ml)
 
2 tasses de haricots verts qu’il faut hachés (500 ml)
 
2 tasses de courge musquée pelée qui faut coupée en cubes (500 ml)
 
1 tasse de pomme de terre qui faut coupée en dés (375 ml)
 
1 tasse d’eau (250 ml)
 
2 cuillères a soupe de farine (30 ml)
 
2 cuillères de beurre fondu (30 ml)
 
1 cuillère a café de sel (5 ml)
 
½ a café de poivre (2 ml)
 
 
 
PRÉPARATION
 
 
Dans une grande casserole, mélanger tout les légumes avec l’eau.
 
Porter a ébullition puis réduire a feux doux.
 
Couvrir et laisser mijoter pendant environ 10 minutes ou jusqu'à ce que les légumes soient tendres mais encore croquants.
 
Dans un petit bol, à l’aide d’un fouet, mélanger la farine avec le beurre
 
Incorporer le mélange au beurre dans la casserole
 
Augmenter à feu moyen et continuer la cuisson pendant 5 minutes en mélangent de temps en temps.
 
Ajouter le sel et le poivre, mélanger le tout.
 
Vous pouvez préparé la soupe a l’avance elle se conserve jusqu'à 3 jours au réfrigérateur. 

 

 

 

 SALADE HURONNE
 
 
INGRÉDIENT
 
175 ml de haricots blanc ou rouges déjà cuits
 
175 ml de maïs sucré cuit ou de mini épis de maïs
 
3 échalotes rouges en fines rondelles
 
15 ml de persil haché
 
8 tranches d’esturgeon fumé
 
4 tronçons d’anguilles fumée, pelée, dégraissée et sans arêtes
 
12 extrémités de persil plat pour décorer
 
 
La vinaigrette :
 
1 ml de moutarde  
 
1 ml de sel
 
1 pincée de poivre noir
 
5 ml de cassonade (sucre roux en poudre)
 
½ cuillères a soupe de vinaigre de vin blanc
 
2 cuillères a soupe d’huile de tournesol
 
 
 
PRÉPARATION
 
 
Mélanger les haricots et le maïs avec les rondelles d’échalotes et le persil.
Préparer la vinaigrette et l’incorporer délicatement a la salade.
 
Laisser mariner quelquesheures a la température de la pièce avant de servir.
 
Au moment de service étaler dans chaque assiette deux morceaux d’esturgeon fumé et un morceau d’anguille fumée pour former une pointe de flèche.
 
Déposé la salade de chaque coté et compléter avec les feuilles de persil.

 

_________________ 

 

LA SAGAMITE
 
 
INGRÉDIENT
 
 
25 gr de lard salé coupé en dé
 
1 perdrix (oiseaux poule)
 
75 gr d’oignon en dés
 
1 carotte de taille moyenne
 
1 bout de poireau
 
½ branche de céleri avec les feuilles
 
1 feuille de laurier
 
1.5 Litre d’eau
 
1 épi de maïs frais
 
75 ml de farine de maïs et surtout pas de la semoule
 
5 cuillères d’eau froide
 
Sel et poivre selon vos goûts si vous aimez bien salé ou poivré
 
 
 
PRÉPARATION
 
 
Faire fondre le lard salé dans un faitout moyen, y ajouter les oignons en dés avec la perdrix couper en morceau faire cuir la perdrix de chaque coté.
 
Ajouter la carotte le poireau et le céleri coupés en morceau, la feuille de laurier et l’eau.
 
Amener le tous a ébullition et réduire le feu afin de faire mijoter le tous de 1h a 1h15.
 
Passé le bouillon dans une écumoire afin de faire cuire pendant 5 minute l’épi de maïs dans le jus.
 
Retirer le maïs et le passer a l’eau froide, l’égoutter et l’égrener avec un couteau et le mettre dans un plat.
 
Délayer la farine de maïs avec de l’eau froide dans un petit plat.
 
Y ajouter quelque cuillère de bouillon de perdrix chaud pour réchauffer le mélange, puis verser le tout dans 3 tasses de bouillon déjà chaud.
 
Mélangé sans arrêt jusqu'à ébullition et que sa devienne consistant d’un velouté
 
Au moment du service, répartir le maïs et la perdrix dans chaque assiette creuse et recouvrir de sagamité.
 
Décorez le potage avec des feuilles de cresson.












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Published by Eva R-sistons - dans Peuples
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  • Carrière: Journaliste,  écrivain  Lauréate Académie Française, Divorcée, 3 enfants. Franco-Russe. Citoyenne du monde, humaniste
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